• Une suggestion qui mérite d’être prise en compte

    « Pourquoi aussi ne pas renouveler l'exposition des peintres locaux, célèbres ou amateurs qui s'était tenue à Kermouster en 2013 ? Elle avait plu, permis de rappeler des souvenirs, d'échanger, et je crois que beaucoup d’œuvres sont restées dans les placards. »  Telle est la suggestion émise par Elisabeth Le Deut, suite à notre précédent article appelant nos élus locaux à prendre en considération le souhait de voir se tenir à Lézardrieux une exposition patronnée par l’association « Couleurs de Bretagne ». Cette suggestion émane d’une personne qui s’adonne elle-même à la peinture et dont nous reproduisons ci-dessus un des tableaux exposés à Kermouster dans le cadre du « Lézardrieux des peintres » durant l’été 2013.

    Pour ce qui nous concerne, cette suggestion nous permet d’abord de concrétiser une intention restée lettre morte. Suite à cette exposition d’il y a deux ans, et qui, comme le rappelle très justement Mme Le Deut, avait suscité un réel engouement, nous projetions de la prolonger en la revisitant, tableau par tableau, pour mieux en souligner l’intérêt. Nous avions engagé des démarches auprès d’un certain nombre de personnes ayant accepté de prêter des tableaux pour qu’elles nous en restituent la genèse. Hélas,  nous n’avons pas su y donner suite. Nous saisissons ici l’opportunité d’y remédier, pour partie puisque ne reposant que sur un seul tableau.

    Nous avions ainsi découvert que cette peinture d’Elisabeth Le Deut  n’était pas un pur produit de l’imagination. Il fut un temps, à Lézardrieux comme dans de nombreuses communes, il était de bon ton pour un mariage de quitter l’église en cortège après la bénédiction du curé, comme en témoigne cette photo archive familiale à partir de laquelle Mme Le Deut a réalisé son tableau.  Cette toile s’inscrit pleinement dans le sillage des peintres dits naïfs. « Cette confrérie des peintres aux mains éblouies, en France à côté de nos portes, mais également au Brésil, aux États-Unis, en Haïti à saint soleil sont les artistes de la grande espérance, les jardiniers miraculeux qui, pour le spectateur, font pousser des fleurs sur le béton » On prête cette citation à André Malraux qui fut en charge de la Culture sous la présidence du général de Gaulle. Mme Le Deut nous offre ici, incontestablement,  une vision originale, colorée pour ne pas dire exotique, de la grande place du bourg.

    Mais revenons à la suggestion de cette dame ! Animés par cette conviction que la création artistique est un vecteur essentiel dans le renfort du lien social, nous approuvons, d’emblée, cette idée. Reste bien évidemment à la mettre en musique, ce qui revient à interpeller à nouveau nos élus, de Lézardrieux comme ceux des communes voisines car, quitte à renouveler la démarche, il conviendrait d’en modifier légèrement l’angle d’attaque en l’élargissant par exemple à l’ensemble de la Presqu’île. Au risque peut-être de voir la salle d’exposition de Kermouster mise sur la touche. En 2013, Thérèse Jamet, alors en charge de l’action culturelle au sein de l’ancienne municipalité, avait dû se résoudre à éliminer un certain nombre de tableaux compte tenu de la relative exiguïté de cette salle. Mais qu’importe le flacon pourvu qu’on en ait l’ivresse. Il se trouverait bien sur la presqu’île un lieu suffisamment grand et adapté  pour accueillir une telle manifestation dont l’un des principaux intérêts, nous insistons sur ce point, est de jeter une passerelle entre des artistes confirmés ou non et un public éclairé ou non. A cette question – Qu’est-ce que l’Art ? – Léon Tolstoï (1828-1910) répondit : « L’art n’est pas une jouissance, un plaisir ni un amusement, l’art est une grande chose. C’est un organe vital de l’humanité qui transporte dans le domaine du sentiment les conceptions de la raison.» (Cf. Qu’est-ce que l’art ? Léon Tolstoï Editions Presses Universitaires de France, collection Quadrige). Si Tolstoï le dit, n’en doutons plus !

     

    Une suggestion qui mérite d’être prise en compte


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  • Lézardrieux sur la palette de Couleurs de Bretagne ?

    La carte ci-dessus illustrait un article de Ouest-France (7-8 février 2015) présentant de la nouvelle stratégie mise en place par Tourisme Bretagne. Pour accroître son attractivité les responsables de ce comité ont découpé la Bretagne en dix destinations. Voici la Presqu’île sauvage pleinement intégrée dans un ensemble « Côte de Granit rose-Baie de Morlaix », le Trieux, côté Est, faisant office de frontière avec le Goélo. Notons que l’illustrateur a retenu, non sans raison, la couleur rose pour différencier ce secteur des autres ! Le rose nous convient ! C’est une couleur  incrustée dans une roche qui  exerce un fort  magnétisme.

    Le tourisme est indéniablement un axe fort de l’économie de la Bretagne. Mettre en place une stratégie qui prend en compte les attentes des visiteurs, souvent renouvelées, relève du bon sens.  Reste à trouver le point d’équilibre entre la satisfaction de ces attentes et l’indispensable maintien de l’harmonie des lieux.

    Parmi les actions qu’il convient d’engager, il en est une qui nous semble pouvoir concilier ce double objectif. La Bretagne est terre de couleurs et nous sommes bien placés ici pour savoir qu’elle n’a pas attendu ce jour pour attirer à elles des artistes peintres talentueux. La peinture est une composante de l’ADN du secteur. Faudacq, Signac, Luce, Rivière, Sérusier, Lapicque etc ,sans oublier bien évidemment Thorndike de Kermouster, ont immortalisé les paysages des environs  La Bretagne des peintres ne se limite pas, en effet, à la seule école de Pont-Aven. C’est d’ailleurs fort de cette conviction que s’est créée voici vingt ans Couleurs de Bretagne, une association de passionnés qui organise des regroupements de peintres amateurs dans des localités des cinq départements, donc Loire Atlantique compris. En 20 ans, Couleurs de Bretagne a organisé 963 concours soit 59 631 participations ! De 27 concours en 1994, on est passé à 52 rendez-vous annuels (d’avril à septembre). Le siège de Couleurs de Bretagne est installé à Baden dans le Morbihan.

    Las ! On ne peut qu’être surpris de voir que le nom d’aucune commune de la Presqu’île est inscrit au palmarès alors que Pontrieux et La-Roche-Derrien sont des habitués de longue date. Paimpol et l’île de Bréhat ont déjà accueilli cette manifestation Aussi nous faut-il appuyer la demande que viennent d’exprimer des Lézardriviens et des voisins de Lanmodez pour que Lézardrieux puisse enfin saisir cette opportunité. Il s’agirait pour la commune, moyennant une inscription de l’ordre de 500 euros et la mise à disposition, le temps d’un week-end, de la salle Georges Brassens, la seule capable d’accueillir une manifestation de ce type. Avec l’aide des bénévoles locaux, Couleurs de Bretagne prend à sa charge l’organisation de la manifestation et l’exposition qui la clôture.  Pour certaines familles – le concours étant également ouvert aux jeunes enfants-  ce serait l’occasion de coucher sur la toile des paysages qui leur sont encore inconnus. Le commerce local ne pourrait qu’en tirer bénéfice. Le renom de la commune y gagnerait et nous sommes convaincus que cela ferait tâche d’huile sur l’ensemble de la Presqu’île. Certes, nous n’ignorons pas que les communes sont présentement à la diète, qu’un sou est un sou, mais voici le type même de manifestation qui n’engage pas des sommes folles et qui, malgré sa brièveté, génère des effets bénéfiques sur le long terme. S’ouvrir pleinement à la création artistique (sous toute ses formes) est, aujourd’hui encore plus qu’hier, une nécessité profitable à tous.  

     

    Pour en savoir plus sur Couleurs de Bretagne :

     

    http://www.couleursdebretagne.org/

     

     


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  • Gare au Frelon asiatique !

    Plus petit que son cousin européen le Vespa velutina nigrithorax est une calamité pour les abeilles

    Il y a péril en la demeure dans les ruches de Kermouster et d’ailleurs, Pour l’heure, en raison de la fraîcheur, le terrible Frelon asiatique ( Vespa velutina nigrithorax)  se fait discret. Il se terre, mais dans quelques semaines, les fondatrices, c’est  ainsi que l’on dénomme les reines, vont rebâtir un nid pour y féconder une armée d’ouvrières redoutables et redoutées comme vient de le rappeler  Jean-Pierre Le Dantec à Loïc Mahé, le président de la Communauté de communes. Ce Kermoustérien fait son miel avec l’abeille Noire de Bretagne. Aux ruches de Kerarzol s’ajoutent celles de l’abbaye de Beauport. A la louche, ce sont entre 50000 et 60000 abeilles qui butinent pour lui. Ce capital est aujourd’hui menacé. Car, à bien l’écouter, ce frelon venu d’Asie complique sérieusement la donne. « Les apiculteurs sont confrontés à un autre problème : le varroa, un acarien qui détruit les colonies ».

    Le moins que l’on puisse dire c’est que le XXIe siècle s’est ouvert sous les plus mauvais auspices qui soient pour les propriétaires de ruches. Le varroa a commencé à sévir en Europe en l’an 2000. Cinq ans plus tard c’est le Vespa velutina nigrithorax qui faisait son apparition. Tout laisse à penser que l’insecte a traversé les océans dans un conteneur bourré de poteries chinoises destinées à un horticulteur du Lot-et-Garonne. Depuis, le frelon asiatique a trouvé matière à proliférer dans ce beau jardin de France. Le voici profitant de la douceur avéré d’un climat sous influence du Gulf stream.

    Cette invasion mortelle pour les abeilles, qu’elles soient sociales ou non, peut à terme avoir de graves conséquences sur les cultures eux-mêmes. Il est encore trop pour évaluer l’impact que cela aura, mais c’est assurément une donnée inquiétante pour la pollinisation. Nous sommes tous concernés. A double titre, puisque le dard de cette bestiole peut nous faire très mal.

    Le Frelon asiatique est, dit-on, très facile à reconnaître car c’est la seule guêpe en Europe à posséder une livrée aussi foncée : Le Vespa velutina nigrithorax possède un thorax entièrement brun noir velouté et des segments abdominaux bruns, bordés d’une fine bande jaune. Seul le quatrième segment de l’abdomen est presque entièrement jaune orangé. La tête est noire, la face jaune orangé, les pattes brunes à l'extrémité. On nous dit encore que ce frelon est impossible à confondre avec le frelon d’Europe, Vespa crabro . Mesurant environ 3 cm de long, il est un peu plus petit que ce dernier. La différence est particulièrement nette chez les reines, dont la taille atteint au plus 3,5 cm chez V. velutina et 4 cm chez Vespa crabro.

    On l’a compris ! Il faut avoir un sacré coup d’œil. La priorité des priorités est de pouvoir d’abord repérer la présence d’un nid. Celui-ci n’est pas systématiquement accroché aux plus hautes branches d’un arbre comme le montre la photo jointe. Il peut être camouflé dans un bosquet.

    N’étant pas du genre à sombrer dans le catastrophisme, nous nous gardons d’extrapoler sur les risques que nous fait courir cet envahisseur. Nous ne pouvons cependant que vous inviter à être sur vos gardes et à faire preuve de vigilance dès les premiers jours du printemps. A cette fin nous vous conseillons de lire la notice rédigée à cet effet par l’ITSAP, l’institut de l’abeille dont nous indiquons l’adresse du site internet :

    http://www.itsap.asso.fr/

    Gare au Frelon asiatique !

    Nid de frelons asitaiques


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  • Les festivités de la nouvelle année

     

    Nous avions évoqué cette possibilité, c’est désormais inscrit dans le marbre : la « Fête des voisins » devient « Pique-nique des Kermoustériens » et se tiendra, à compter de cette année, à date fixe: le premier dimanche du mois d’août. Plusieurs raisons à cela :

    1)      A Kermouster le voisinage ne peut se résumer à un pâté de maisons. Le hameau est un état... d’esprit

    2)      En ciblant le mois d’août,  on multiplie les chances de pouvoir partager un bon moment avec le maximum de résidents.

    Pour le reste rien n’est changé. Vient qui veut. Vient qui peut. Chacun apporte son casse-croûte, sa bonne humeur et son envie de partager un bon moment. Ce sera le dimanche 2 août. .

    Cet « entre-nous » s’intercale donc dans le calendrier des festivités estivales du hameau dont il faut rappeler les temps forts.

    -         Le désormais traditionnel « Vide-greniers », organisé par l’Amicale, se tiendra, parking de l’île à Bois, le dimanche 19 juillet.

    -         La journée des « Peintres en herbe » a été fixée au jeudi 6 août.

    -         Quant au « Pardon », il se confirme qu’il aura lieu le dimanche 30 août. Ainsi les boulistes savent qu’ils ont rendez-vous avec le cochonnet dès le samedi 29, sur le parking de l’île à Bois


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