• Le bloc-notes du jour

    La vie d’un hameau peut-elle s’écrire au jour le jour ? Pourquoi pas ? Après tout, sur les navires on tient son journal de bord. Même dans le coin le plus reculé de la planète - ce que n’est pas Kermouster bien évidemment - il y aurait toujours matière à éphémérides.

    Chaque jour est en soi un événement. Donc ! Nous pourrions le faire, mais cela supposerait qu’il nous faille rester à poste en permanence. Vivre à Kermouster est une chance, mais on gagne à aller, par intermittence, voir ailleurs si j’y suis, ne serait-ce que pour éprouver le plaisir du retour au bercail. Et quand on revient, la priorité des priorités consiste à descendre jusqu’aux grèves, pour se rincer les yeux au bleu de la mer. Quitte à trouver matière à enrichir le bloc-notes du jour.

    Ce dimanche, nous constations que les choses allaient bouger sur le parking. Ce lundi, l’affaire était entendue. Le portique interdisant la partie basse du terrain est en place. Côté mer, un monticule de terre sert de barrière de sécurité.

    Le bloc-notes du jour

    Le bloc-notes du jour

    Chapelle: la restauration suit son cours

    Autre fait notable, concernant cette fois la chapelle : le retable, qui avait été déposé pour permettre au maître verrier Julien Lannou de procéder à la rénovation du grand vitrail jouxtant le maître autel, est à nouveau en place. Les grandes statues de Saint Nicolas et de Saint Maudez  ont été, elles aussi, réinstallées.

    Début juin, les responsables des services régionaux et départementaux en charge du patrimoine religieux viendront à Kermouster tracer un état des lieux et faire connaître leur avis sur la poursuite des rénovations et restaurations à mener. A cette date, La Marya et les autres ex-voto devraient avoir regagné leur port d’attache.

    Le bloc-notes du jour

    Vendredi 4 mai: première Causerie de l'année à La Cambuse

    Dans l’immédiat, rappelons que Le Papillon de la Presqu’île nous donne rendez vous pour une soirée conférence-débat sur le thème de l’évolution de l’élevage porcin. Cette « Causerie » se déroulera à La Cambuse, le vendredi 4 mai, à partir de 20h. Philippe Le Goux, responsable information et communication du groupement d’éleveurs indépendants Aveltis, par ailleurs maire de Pléguien, se propose de retracer les évolutions depuis les années 1950 pour, ensuite, situer les enjeux de ce secteur de l’économie.


    votre commentaire
  • Le Papillon de la Presqu’île aime se poser à Kermouster

    Les papillons aiment les fleurs. Le Papillon de la Presqu’île tout particulièrement. Ne lui doit-on pas d’avoir commencé à déployer ses ailes en organisant son désormais traditionnel « Automne au jardin » à Lamnodez. Mais pour l’heure, c’est le printemps – deux jours à suivre - de plein soleil ô combien appréciés ! - et quoi de mieux qu’un bouquet fleuri pour fêter la réouverture de La Cambuse. Car c’est à La Cambuse que cette association aime se réunir.

     Il aura fallu faire sans tout au long de ces derniers mois. Ce vendredi 6 avril, il ne s’agissait que d’une réunion de bureau, préparatoire  à l’assemblée générale qui se tiendra à Kermouster le samedi 5 mai prochain. Mais avant de rentrer dans « l’ordre du jour », les responsables de ce papillon à nul autre pareil ont tenu, au nom de tous les adhérents, à dire « avec des fleurs » combien ils apprécient d’avoir retrouvé ici le bon endroit pour faire éclore les futurs rendez-vous.

    Bien sûr, le Papillon aime virevolter aux quatre coins de la Presqu’île. Son terrain d’aventure va du Trieux au Jaudy, de Pleudaniel au bout du sillon du Talbert. Mais il se sent particulièrement bien à Kermouster.

    On peut suivre ses pérégrinations et prendre connaissance des rendez-vous qu’il nous fixe sur son site ( http://le-papillondelapresquile.eklablog.com/  ). Mais d’ores et déjà retenons une date, celle du vendredi 4 mai. La veille de son assemblée générale, le Papillon de la Presqu’île nous invite à une « Causerie », à La Cambuse, à 20 h, sur le thème suivant : « Evolution de l’élevage porcin depuis les années 1950 et les enjeux de demain ». Une date à retenir !


    votre commentaire
  •  

    La première : Sylvie Çaldugaray est de retour. La Cambuse a rouvert ses volets ce dimanche. Ce n’est pas un poisson d'avril! Ce serait d’ailleurs d’un mauvais goût. Même si le temps en ce dimanche de Pâques fait plutôt grise mine, c’est un rayon de soleil qui réchauffe l’atmosphère. Après un automne et un hiver peu lumineux, le hameau reprend toutes ses couleurs. Vive le printemps !

    Deux très bonnes nouvelles

     

     La deuxième nous vient d’ailleurs, mais nous concerne au premier chef. Du Kremlin Bicêtre, où ont été décernés, le 19 mars dernier, les prix de la première édition du tremplin « A nos chansons », marrainé cette année par Anne Sylvestre, célèbre chanteuse qu’il ne nous semble pas utile de présenter. C’est Marion Cousineau, Kermoustérienne d'adoption, qui s’est vu attribuer le Grand Prix du Jury ainsi que la Coup de Cœur du Public.

     A vrai dire, comment s’en étonner? L’été dernier Marion nous avait prouvé, à même la terrasse de La Cambuse, qu’elle avait un sacré talent. Notons que le jury était présidé par  les comiques Shirley et Dino entourés de Jean Michel Boris, ancien directeur de l’Olympia, Pauline Chauvet, assistante de production, Clémence Monnier, pianiste et chanteuse, Catherine Dolto, médecin psychothérapeute, l'actrice Marina Vlady et David Desreumaux, journaliste

     

    Deux très bonnes nouvelles

     

    (photo copyright, D.R.)


    2 commentaires
  • "Tombe la neige"

    A l’heure du journal dans la boîte aux lettres, la neige n’avait pas encore fait son apparition. Rien n’indiquait, en cet instant, que les larmes blanches ne tarderaient pas à former un soyeux cortège, si ce n’est que nous savions qu’elle finirait par tomber. On peut dire ce qu’on veut, mais les services de la Météorologie nationale ont sacrément fait des progrès en matière de prévisions. Ce jeudi 1er mars, tout s’est déroulé à la seconde près.

    Bien calé dans le fauteuil, devant l’écran du téléviseur, on ne pouvait donc  qu’être surpris de voir tant d’automobilistes piégés sur le ruban de bitume enfoui sous son drap blanc. Même si nous n’oublions pas  que l’on ne prend pas toujours ce risque pour s’en venir simplement admirer le paysage ! Reconnaissons le cependant ! Tout à la gloire d’avoir vu nos champions briller sur les pentes glacées de Peyongchang en Corée du Sud, nous sommes, au volant, les rois des manchots quand la plaine se donne des allures de banquise.

    Puisque n’ayant pas l’ardente nécessité d’affronter ce nouveau caprice du temps, ces prévisions auraient pu nous inciter à sortir de la bibliothèque L’Esprit des lois de Montesquieu. Pour nous rafraîchir la mémoire à la lumière de sa théorie des climats, théorie selon laquelle « ce sont les différents besoins dans les différents climats, qui ont formé les différentes manières de vivre ; et les différentes manières de vivre ont formé les diverses sortes de lois ». Nous grelottons, mais des milliers de gens fuient la sécheresse à travers le monde. Ils viennent se confronter à d’autres manières de vivre.  Mais, si tout laisse à penser qu’à l’heure d’un changement climatique, dont on a fini par admettre le bien fondé, un esprit aussi fortement éclairé ne serait pas sans réévaluer sa théorie, nous n’avions pas, ce jeudi  matin, l’envie de nous creuser la tête.

    Dès les premiers flocons, qui, comme annoncé, ont commencé à virevolter dans l’air en milieu de matinée, nous nous sommes, au contraire, laissés aller au vent de la nostalgie. En page Une du journal, on nous annonçait, parmi tant d’autres, une « bouleversante » nouvelle : Adamo, le Sicilien, venait de décider de prendre la nationalité belge. Avouez le ! Il y avait là matière à un retour sur soi. Adamo, l’incontournable voix éraillée des pistes de danse ! Avec lui, slow rime avec snow. Curieux télescopage ! Du moins pour celles et ceux qui, comme nous, ont conservé en mémoire  son « Tombe la neige », un tub de nos belles années. La neige aura fondu avant que ne tombe la pluie, mais cette complainte tourne encore en  boucle, tel un manège. Le sortilège en moins !

    Nous le savions, là encore, que cette neige ne tiendrait pas au-delà de la fin de soirée et qu’il ne faudrait pas prolonger la sieste plus qu’il ne le faut. Il ne neige pas ici chaque année. Les occasions de découvrir le hameau dans son aspect village de montagne se font rares. Avant que la pluie ne fasse son grand retour, il convenait de s’en imprégner. Laissons les photos parler d’elles-mêmes de cette froide beauté !

     

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

     

    "Tombe la neige"

     

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

     

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

     

    "Tombe la neige"

     

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"

    "Tombe la neige"


    2 commentaires
  • Le grand virail a retrouvé sa place

     Le grand vitrail a retrouvé sa place, ce mercredi 21 février. Pour Julien Lannou, le maître verrier, mission accomplie. Dans les jours prochains, ce sera le retable qui fera l’objet de toutes les attentions.

    Ce retable, classé au patrimoine, avait été démonté en octobre dernier pour permettre au maître verrier d’engager ses travaux. Marcel Turuban, le maire, Loïc Cordon, son 1er adjoint et Marie-Claude Royer, conseillère municipale, sont venus clôturer cette nouvelle phase de la rénovation de la chapelle.

    C’est peu dire que l’entretien des édifices religieux est un sujet de préoccupation pour des élus. Le matin même, la municipalité réceptionnait les travaux de restauration de la chapelle Saint Mathurin de Kermaria, avec, à la clef, une facture de 30193 € TTC. Pour la chapelle de Kermouster, la « douloureuse » est cette fois moins imposante : 3725 € pour le vitrail proprement dit auxquels s’ajoutent 1756 € pour les barlotières, les barres en laiton forgées par Marius Henry de Lézardrieux. Ne parlons pas du budget qu’il faut consacrer à l’église Saint Jean-Baptiste de Lézardrieux !

     

    D’autres travaux de restauration en vue

     A Kermouster, ces dépenses font suite à celles engagées pour la rénovation complète de la toiture et la mise en place de nouveaux vitraux. En avril, prochain il conviendra de mettre à nouveau la main au portefeuille lors du retour des ex-voto qu’il a fallu, sans attendre, placer dans les mains des experts. Plus tard, c’est l’ensemble du statuaire auquel il va falloir redonner un nouvel éclat. A cela va s’ajouter, une nouvelle intervention dans le clocher, le support de la cloche ayant fait apparaître des signes de fatigue aux dires de Loïc Cordon. D’ici là, mieux vaudrait peut-être ne pas tirer sur la corde.

    Après la visite de fin de chantier, Julien Lannou a procédé à la remise en place de l’ancien grillage de protection, côté extérieur. De l’avis général, ce n’est pas ce qu’il y a de plus esthétique. Il conviendra peut-être de le remplacer. Mais un grillage de cette dimension pèse à lui seul plusieurs milliers d’euros. Wait and see !

    Clôturons ce volet « finances » en rappelant que pour cette opération de restauration du grand vitrail qui se dresse au-dessus de l’autel, l’Amicale de Kermouster a fourni sa quote-part avec un chèque de 1500 €. Une participation citoyenne qui fait honneur au hameau.

     

    Le réseau des plombs était cassant

     De quoi souffrait de grand vitrail pour nécessiter une telle opération ? « Le verre était en bon état mais le réseau des plombs était cassant et le scellement en ciment était fissuré et descellé, d’où un  problème d’infiltrations » explique Julien Lannou. Concernant le verre proprement dit, l’intervention s’est limitée à « reboucher » un trou bien visible à l’œil nu. Pour le maître verrier, la chance aura été de pouvoir récupérer, pour partie, le morceau manquant. Il reposait derrière le montant central du retable.  Par ailleurs, là où cela s’imposait, l’opération a consisté à insérer du copper foil pour ressouder les pièces fissurées. Il faut avoir un œil avisé pour repérer les pièces qui ont été ainsi réparées. La commission de fin de chantier n’a pu que constater l’excellence du travail accompli.

     

    Meneau et lancettes

     

    Le grand virail a retrouvé sa place

     L’autre grosse partie du travail pour Julien Lannou aura été de travailler l’encadrement en pierre pour poser un nouveau scellement chaux sable, le recours au ciment étant désormais interdit. En préparant ce chantier, Julien Lannou a fait une découverte qui, en soi, n’a peut-être rien d’étonnant.

    A l’origine, l’ensemble devait être soutenu par un meneau, un élément en pierre de taille qui divisait la vitre en deux parties, deux lancettes, terme gothique qui désigne un arc vitré haut et étroit. La photo ci-dessus montre à quoi pouvait ressembler le vitrail à ses origines.

    Pourquoi cela n’est-il pas resté en état ? A quand remonte l’installation de ce grand vitrail qui vient d’être restauré ? Au jour d’aujourd’hui nous sommes infichus de vous le dire.

     

    Le grand virail a retrouvé sa place

    Le grand virail a retrouvé sa place

    Le grand virail a retrouvé sa place

     


    1 commentaire



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires