• La nouveau printemps de La Cambuse

     

     Voici à quoi va ressembler La Cambuse durant tous les prochains mois. La remorque « street food » lui confère assurément un nouveau « look ». Elle campera à cet endroit jusqu’à l’achèvement des travaux de rénovation intérieure du bâtiment, pour mise en conformité avec les règles qui régissent les commerces de bouche. Si une hirondelle ne fait pas le printemps – les bernaches cravant ne leur ont d’ailleurs pas encore cédé la place – cette remorque crêperie annonce un été plus souriant que celui de l’an passé.

    La disparition de Sylvie  Çaldugaray nous avait profondément attristés et le cœur du hameau avait alors cessé de battre. Ce qui n’aura fait que nous conforter dans l’idée que ce qui fut d’abord une école demeure un point de convergence indispensable à notre vie commune. La Cambuse s’offre un nouveau printemps. Réjouissons-nous !

    C’est donc un tout nouveau chapitre de l’histoire du village  qui s’ouvre. Dès dimanche prochain, 31 mars, par l’odeur alléchée, nous devrions être nombreux à venir goûter les premières galettes et crêpes kermoustériennes. Krystel Le Moal et Benjamin Charpentier, les nouveaux gérants de La Cambuse, ont, comme nous l’avons déjà indiqué, choisi de marquer le coup puisque ce jour là ce sera le 110e anniversaire de l’ouverture de l’école. Un « zeste » symbolique qui ne sera pas sans réveiller des mémoires.

    A l’arrière du bâtiment (photo ci-après) tout est prêt. Ne reste plus que la mise en place des sanitaires extérieurs. Le bruit a couru que pour des raisons administratives cela ne pourrait pas se faire. Mais cette rumeur serait infondée. Avant la fin de la semaine nous saurons à quoi nous en tenir. Il est clair que l’installation de sanitaires à cet endroit relève de  la nécessaire et incontournable  salubrité publique.

    Une suggestion pour conclure; Il est de bon ton dans ce type de restaurant de donner des noms spécifiques à des galettes et des crêpes. Verrons-vous naître "la Kermoustérienne"?

     

    La nouveau printemps de La Cambuse

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  • Appel à témoins!

     

     

    Ce gros rocher sur la grève de Goas Luguen suscite bien des interrogations. S’agit-il d’une « fausse affaire » générée par un coup de fil anonyme ou bien, comme cette personne le soutient, d’une « mystérieuse affaire à éclaircir » ? « Fausse », car, tout comme notre « lanceur d’alerte » nous n’avions jamais remarqué la présence de ce caillou, alors qu’il gisait peut-être là depuis des lustres. Mais si tel n’est pas le cas, « mystérieuse » car on peut effectivement se demander comment il est arrivé là.

    Un matin, fin de semaine dernière. Sonnerie du téléphone. Au bout du fil, une voix légèrement masquée. « Il se passe des choses extraordinaires à Goas Luguen ». La femme, car tout nous laisse penser à la voix que notre lanceur d’alerte est une femme, nous dit être étonnée que nous n’ayons pas encore relaté sur ce blog ce qui, pour elle, constitue un événement « extraordinaire », c’est-à-dire sortant du compréhensible. Malgré nos tentatives pour lui rappeler que nous n’avons pas vocation à traiter de tout et de n’importe quoi, elle n’aura de cesse de nous convaincre d’aller voir sur place. D’autant, insiste-t-elle qu’à cette présence mystérieuse s’ajoute une autre part de mystère : des cailloux plus petits collés les uns aux autres « comme une pierre tombale ». Même si notre interlocutrice s’est empressée d’utiliser le conditionnel, on a senti percer, à travers le son de sa voix, une réelle inquiétude. Que voulez vous que nous fassions si ce n’est d’obtempérer et de nous transformer en Rouletablille !

    Vous avez sous les yeux « l’objet » du questionnement.

    Si ce gros rocher n’était pas là auparavant, qui l’a trimbalé jusqu’en haut de la grève ?

    Un costaud, voire plusieurs paires de bras musclés ?

    On n’imagine pas la mer, malgré sa capacité à se transformer en furie, réussir cela. Alors qui ? Car, nous avons chassé très vite cette idée qu’il pouvait s’agir d’un météorite.

    Un objet céleste de cette consistance, venant s’écraser sur notre planète, aurait fait plus de dégâts, la couche de sable ne pouvant, à elle seule, amortir l’impact du choc. Nous ne saurions d’ailleurs plus là pour en parler. Et puis, les coquilles d’huîtres qui y sont fixées ne pouvaient également nous faire douter de son origine « marine ».

    Quant à la supposée « tombe », nous nous sommes interdits de creuser plus avant. Pour la simple raison que la petite chienne de notre informatrice – un maigre indice qu’elle a laissé échapper au détour de l’échange – n’aurait pas, quant à elle, éprouvé des scrupules à le faire. Le flair est la qualité première d’un chien. Bref ! Pas la peine d’aller chercher une pelle. Aucun risque de tomber sur un os.

    Alors ? Ce rocher venu d’où on ne sait où, ces cailloux trop bien rangés pour être le fruit du hasard, qui peut éclairer notre lanterne ?

    Qui viendra nous confirmer que cet « objet non identifié » reposait là depuis belle lurette et que, de ce fait, notre interlocutrice et nous-mêmes sommes atteints de cécité ?

    Qui viendra nous dire qu’autour de cette pierre dressée sur le sable ne se tiennent pas des réunions secrètes ou « sectaires » ?

    Qui ? Car, autant l’avouer, nous n’avons pas envie de jouer plus avant le rôle d’inspecteur de police.

    On en vient même à se demander ce qui nous a poussé à écrire ces lignes tant nous sommes encore secoués par le vent chargé de haine qui s’est une nouvelle fois abattue sur la Capitale. En ce dimanche, Goas Luguen nous parlait d’un autre monde.

    Que voulez-vous ! On ne se refait pas. La violence dans un Etat de droit est inacceptable. La démocratie n’a pas la solidité de la pierre.

    A travers cet « appel à témoins » ne voyez que l’envie de puiser dans l’autodérision pour trouver encore matière à croire à des lendemains qui chantent…pour tous. 

    Pour ce qui nous concerne, nous espérons être « témoins » d’un indispensable sursaut républicain.

     


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  • Une grande terrasse pour La Cambuse

    Courant avril, dans les boîtes aux lettres, le nouveau numéro du magazine T, le magazine bimestriel de Lannion Trégor Commmunauté. Avec un reportage sur Kermouster. Plus précisément sur le renouveau de La Cambuse. Renouveau dont on peut mesurer déjà les premiers effets avec la mise en place d’une grande terrasse dans l’ancienne cour d’école.

    Sur un quadrillage de lambourdes reposant sur plots, les compagnons de la société lannionnaise Guy Motreff ont ajusté, au millimètre près, tout un jeu de lamelles de pin. Sur deux niveaux, avec rampe d’accès  pour chaise roulante.

    David Kerhervé, le journaliste dépêché sur les lieux, souhaitant pouvoir recueillir à cette occasion le sentiment des gens du cru, nous nous sommes retrouvés, disponibilité aidant, un certain nombre, ce vendredi 8 mars, autour de Marcel Turuban, le maire, et de Krystel Le Moal et Benjamin Charpentier, les gérants de la future crêperie. En quelque sorte, pour une réunion (collective) de fin de travaux.

    Je ne pense pas comettre d’impair en écrivant que cette terrasse est une initiative unanimement saluée par les Kermoustériens. Une mise en place souhaitée par les nouveaux gérants, souhait que la municipalité a exaucé en prenant en charge le coût de cette première tanche des travaux.

    Si on ajoute, ceux qui sont engagés à l’arrière du bâtiment, en vue d’y installer des sanitaires extérieurs, ce sont quelque 40000 euros qui sont déjà au bas de la facture. Pour la suite, réaménagement de la partie café-épicerie et transformation de l’ancien logement de fonction en gîte d’étape, la commune va inscrire, au fil des réalisations, une ligne de dépenses particulière. La fin des travaux est prévue dans le courant de l’année prochaine.

    Mais, sans attendre, La Cambuse va retrouver son caractère attractif. Ouverture officielle, comme nous l’avons déjà écrit, le dimanche 31 mars. Dans un peu moins de trois semaines. Pour marquer le 110e anniversaire, jour pour jour, de l'ouvrture de l’ancienne école.

    Temps permettant, il fera bon déguster crêpes et galettes à même cette terrasse qui offrira, désormais, une vue plongeante sur le panorama de l’estuaire. Sans nul doute, les anciens, celles et ceux qui ont essuyé leur fond de culotte sur les bancs de l’école, ne seront pas sans évoquer, en ce jour d’anniversaire, ces temps de l’insouciance.

    Ce 31 mars, la salle restaurant aura été repeinte entièrement. Si le temps n’est pas de la partie, on pourra se jouer de ses caprices. La crêperie sur roues sera positionnée devant la façade du café épicerie, cet espace, en cours d’aménagement, n’étant pas accessible.

    En se refaisant une beauté – le bleu des volets de la partie logement a déjà recouvré une belle intensité – La Cambuse se donne donc un nouvel avenir. Nous renouvelons nos vœux de pleine réussite pour Krystel et Benjamin.

     

    Une grande terrasse pour La Cambuse

    Une grande terrasse pour La Cambuse

    Une grande terrasse pour La Cambuse

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  • Si le coeur vous en dit...

     Sinclair

     Salvatore et Sinclair. Il y a  sept mois tout juste, ces deux chats roux et Surcouf, un chat aux poils blancs, espéraient qu’une âme généreuse viendrait leur prêter secours. Ils avaient été abandonnés dans une boîte en carton, devant la porte de l’école Paul Le Flem, à Lézardrieux. Aujourd’hui, après avoir grandi et passé l’hiver bien au chaud, ils sont prêts à changer de foyer, même à quitter Kermouster pour s’en aller ronronner sous d’autres cieux.

    Dire qu’ils le souhaitent serait exagéré, mais ils comprennent que Petra et Christopher qui leur ont fourni gîte et couvert depuis lors ne sont plus en mesure de le faire aussi bien. Le bon cœur a ses limites et ses raisons.

    Trois chats dans un gîte qui héberge déjà deux chiens, il fallait bien se résoudre à trancher dans le vif.

    Salvatore, câlin à souhait, et Sinclair, curieux et enjoué, espèrent maintenant que la roue du bonheur continuera à tourner dans le bon sens. 

     

    Nous apprenions ce mardi 19 mars que Salvatore et Sinclair ont trouvé de nouveaux maîtres...sous d'autres cieux!

     

     

     

    Si le coeur vous en dit...

     Salvatore


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  • Comment faire du neuf avec du vieux, surtout quand tant de souvenirs collent au « vieux » ? Le 31 mars prochain, la veille de l’ouverture de la crêperie, La Cambuse fêtera « son » 110ème anniversaire. L’ancienne école a été construite au début du XXe siècle par l’entrepreneur Félix Canivet.

    31 août 1905 : approbation des plans et devis de l'architecte Hélary par le conseil municipal

    25 juillet 1907 : adjudication des travaux de construction de l'école de Kermouster

    31 mars 1909 : réception définitive des travaux de construction.

    Autant dire que les travaux de rénovation qui viennent d’être engagés ont pour impératif d’être achevés, du moins pour la première tranche, avant le 1er avril.

    Un anniversaire et une réouverture qui se juxtaposent méritent d’être fêtés dignement.

    L’ancienne école  va fêter ses 110 ans

    Exit l’escalier qui, côté cour, menait au logement des instituteurs. Très certainement pour ne pas gêner le passage de la crêperie sur roues qui prendra place dans la cour pour une période transitoire.

    Une transition qui nous mènera au-delà de l’été, l’ensemble des travaux ne pouvant pas être finalisé avant l’année prochaine. La rénovation de l’espace bistrot épicerie et du logement de fonction ne sera engagée que bien plus tard. Rappelons que ce logement va être transformé en gîte d’étape pour les randonneurs.

    L’ancienne école  va fêter ses 110 ans

    A l’arrière du bâtiment, une pelleteuse a déjà mis en œuvre son bras pour préparer le terrain. C’est ici que l’on va installer des sanitaires publics.

     En bout de bâtiment, le mur a été percé pour permettre un accès de la salle de restauration, qui sera ouverte ce printemps,  à ces sanitaires.

    Nous aurons bien évidemment l’occasion d’y revenir. Tout juste nous permettons nous de glisser un ou deux petits conseils

    - Bien penser les sanitaires publics pour que ceux-ci puissent faire face aux toujours possibles débordements civiques. Hélas pour nous, pauvres humains qui sommes contraints de déféquer et d’uriner chaque jour qui passe ! Ce soulager sans penser à ceux qui suivent, c’est oublier un principe de vie élémentaire.

    - Une terrasse surélevée va être installée dans l’ancienne cour. Penser à un accès pour gens à mobilité réduite.

     

     

     


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