• La chapelle sous l'oeil de Vigipirate

    « Atmosphère ! Atmosphère ! » En cette fin f’été, l’atmosphère, dans tous les sens du terme, n’est pas au mieux de sa forme. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette première quinzaine de septembre aura fait l’effet d’une douche froide. On espérait un temps plus clément. Certes, il en faudrait plus pour décourager les inconditionnels de la baignade. Ils nous le disent, l’eau est encore à bonne température. Mais ça sent quand même l’automne à plein nez.

    Les hirondelles « rustiques » se préparent à leur grand voyage. Dix mille kilomètres à tire d’ailes, les insectes volants dont elles se nourrissent commençant à faire défaut. Bien sûr il n’est pas exclu que nous puissions bénéficier d’un été indien courant octobre, mais si on en croit les augures, de ce lundi 18 au vendredi 22 septembre, jour de l’équinoxe, le soleil va devoir continuer à composer avec les nuages. Les averses font partie du quotidien. Mais bon, on ne le dira jamais assez. La terre a besoin d’eau.

    Si côté météo, cette fin de saison n’est pas au top, que dire de l’atmosphère qui pèse sur les esprits. On ne va pas ici évoquer les tempêtes sociales qui vont souffler dans la rue cette semaine, mais une petite affichette posée à même la grande porte de la chapelle nous a rappelé que le hameau ne vivait pas à l’écart du monde. A l’occasion des journées du patrimoine, la préfecture a demandé aux mairies de signaler que tous les édifices donnant lieu à des visites étaient placés sous surveillance. La chapelle s’est trouvée sous l’œil de Vigipirate.

    Elle n’aura été, de fait, ouverte que le samedi, qui plus est, à la demande d’un groupe. Dimanche, la porte sera restée close toute la journée. Durant les deux mois d’été ce sont quelque 1700 personnes qui ont pu visiter cet édifice religieux. Les travaux de réhabilitation vont bientôt commencer. Les statues vont, sans tarder, faire l’objet d’un traitement adéquat pour gommer les morsures du temps. Le mercredi 10 octobre, le haut du retable qui surplombe l’autel sera déposé pour permettre au maître verrier Julien Lannou de démarrer la réparation du grand vitrail de la façade ouest. A noter que ce samedi 23 septembre, l’Amicale de Kermouster va remettre à la mairie un chèque de 1500€ pour participation à ces travaux de réhabilitation qui devraient s’achever avec le retour du printemps.


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    Expositions : la peintographie pour clore le cycle

    C’est sous un soleil ragaillardi, dès le début de l’après-midi, que s’est clos, ce dimanche 3 septembre,  le cycle des expositions à Kermouter. Une saison estivale 2017 qui aura fait la part belle à la photographie. En juillet, comme en août. Avec, au final, une sorte de transgression puisque qu’il nous a été donné de contempler  des œuvres associant, sur la même toile,  peinture et photo, fruit d’une grande complicité entre le photographe Sten Léna et le peintre Michel Champion.. A force de se défier dans les galeries depuis l’invention de la photographie, les deux techniques en sont arrivées à fusionner, ouvrant ainsi une nouvelle voie à l’expression artistique.

    En zyeutant sur la Toile - entendez par là Internet ! -  tout laisse à penser que nos amis de Lanmodez ne sont pas les premiers défricheurs du genre, mais nous leur sommes gré de nous avoir  offert l’occasion de pénétrer, pour le première fois et de façon convaincante, dans le curieux et subtil univers de la peintographie.

    Il y a deux ans, Sten Léna et Michel Champion avaient exposé de concert, l’un présentant ses photos, l’autre ses peintures reproduisant à l’identique le sujet. Avec la peintographie, le photographe conserve la primeur du thème. Il choisit l’angle de vue et garde ainsi la main sur les lignes de fuite. Le peintre, par le glacis, la brosse ou le couteau ajoute de la matière, de l’épaisseur, donc du relief et de la profondeur. Il s’agit toujours d’accrocher la lumière.

    Sten Léna et Michel Champion ont choisi de travailler sur le même format que lors de  l’exposition précédente, hormis un tableau déstructuré représentant le Sillon du Talbert. Ils n’ont pas eu ainsi à repenser l’espace dans lequel ils allaient, à nouveau, présenter leurs nouvelles œuvres. D’où, comme la fois précédente, un nombre restreint de toiles canevas sur châssis carré  (une quinzaine). Une façon de procéder qui favorise, d’emblée,  la compréhension de la  démarche dans sa globalité. De la photo sans peinture au tableau peint entièrement. « Ces toiles, explique Sten Léna, sont apprêtées pour recevoir les encres pigmentaires d’une imprimante 12 couleurs. Elles ont l’avantage de résister au temps. »

    Sten Léna, dont le métier est de mettre en valeur le travail des autres, fait de la photographie pour son seul plaisir. Appareil photographique suédois, de la famille de ceux qui ont illustré la conquête spatiale, et optiques françaises, ce Lorientais de souche accorde sa préférence à des univers maritimes, allant même jusqu’à privilégier les espaces portuaires industriels. Hormis la représentation du Sillon et du Gouffre de Plougrecant, les deux acolytes nous font ainsi naviguer du Pays bigouden à la Hollande en passant par les ports du Havre et de Rouen. Tout l’art du peintre consiste alors à choisir les espaces sur lesquels il va poser l’huile sur la toile.

     

    Les sumi-e de Jean Ducouet

     

    Expositions : la peintographie pour clore le cycle

     

    Cette exposition faisait suite à celle que nous a proposée, à la mi août, Jean Ducouet, un autre photographe de la région, demeurant à Penvenan. Là encore, il s’est agi de montrer qu’il pouvait y avoir des passerelles entre la photographie et la peinture, même si, dans ce cas, ce n’est plus la main du peintre qui vient travailler le cliché, mais un logiciel de traitement.

     Jean Ducouet ayant lui-même mis l’accent sur ce point, nous avons donc focalisé sur ses approches « japonisantes ». Pour partie, Jean Ducouet exploite la veine du Sumie-e, une technique chinoise de peinture reprise par les Japonais. Le peintre joue sur la dilution de l’encre, la position du pinceau pour peser sur l’épaisseur et la netteté des lignes.

    Sur diverses thématiques, marines ou autres, Jean Ducouet cherche ainsi à créer l’illusion qui consiste à plonger des paysages qui nous sont familiers dans une atmosphère empreinte de philosophie bouddhiste.

     

     


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  • Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Chaque année, c’est du pareil au même. Cinq jours durant, les bénévoles de l’Amicale de Kermouster sont « au charbon ». Là pour mettre en place les allées de boules ; ici pour monter (et démonter) le grand barnum sous lequel on pourra venir faire une pose  en dégustant crêpes et gâteaux. Là encore pour assurer une permanence à la buvette  ou au contrôle du bon déroulement des jeux, autres que les boules, organisés le dimanche.

    Un tel rendez-vous, cela ne saute peut-être pas aux yeux, demande une solide préparation en amont. Avec la répartition des rôles que les uns et les autres vont s’engager à tenir. Ce n’est pas trahir un secret, mais toutes ces petites mains ont, au lendemain de la fête, éprouvé une légitime satisfaction. De la « crêperie » à la buvette en passant par les allées de boules et les différents stands, tout s’est agréablement bien passé.

    Bien évidemment, grand merci au soleil d’avoir su se montrer généreux tout au long des trois jours.  Sans lui, le bilan n’aurait peut-être pas été aussi fructueux. Nous parlons ici du seul bilan qui compte vraiment pour l’Amicale : celui d’avoir donné à ce rendez-vous un vrai caractère festif.  Qu’importe que les visiteurs n’aient pas été aussi nombreux que l’an passé ! Cela n’a en rien pesé sur l’ambiance générale. Ce fut un bon moment de partage entre bénévoles, boulistes et autres visiteurs.

    Un concours de boules, sur trois jours (lire par ailleurs), où l’esprit de compétition et la bonne humeur se seront conjugués de bout en bout. Quoi de mieux !

    On notera pour conclure que la traditionnelle « bourriche » semble devoir prendre plus de poids chaque année. Pour cette édition, on en est arrivé à 24,6 kg. Les deux vainqueurs, ex-aequo pour avoir avancé le chiffre de 25 kg, se sont partagé le contenu de la bourriche. Un conseil aux organisateurs : ne poussez pas le bouchon trop loin ! Pensez à nos colonnes vertébrales !

     

     

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières

    Sous le soleil, trois jours de festivités pleines et entières


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    Boule bretonne : compétition et spectacle

    New York, Osaka, Tokyo, sans oublier la publicité indirecte pour les grandes marques internationales d’articles de sport…s’il n’y avait eu cet homme coiffé de son chapeau breton, on aurait pu se croire, au fil des maillots et t-shirts, dans un rendez-vous international. Mais ce sont les spécialistes locaux de la boule bretonne  qui, trois jours durant, du samedi 26 au lundi 28 août, ont honoré le rendez-vous que leur avait fixé, sur le parking de l’île à Bois, l’Amicale de Kermouster.

     Le samedi, 33 doublettes se sont inscrites. Léger fléchissement le dimanche, jour du Pardon, avec 26 doublettes. Forte baisse le lundi (16), Kermouster ayant eu à faire face, ce jour là, à la concurrence, dans les environs proches, de concours (quadrettes)  tout aussi « prestigieux ». Mais, même ce jour là, l’excellence aura encore été au rendez-vous et ce jusqu’à la partie finale.  Je pointe, tu tires. A ce petit jeu, c’est bien entendu l’expérience qui paye. Il ne reste plus qu’à compter aussi sur le facteur chance pour faire la différence.

    Une partie de boules, c’est un spectacle complet. Certes, tout repose sur le savoir faire, le geste précis, mais il y aussi un jeu psychologique entre les quatre acteurs de la partie. A chacun se mimiques et sa façon de peser sur l’adversaire ou d’encourager le partenaire qui, la veille ou l’avant-veille, était peut-être votre adversaire.

     Il en va ainsi des doublettes, elles se font et se défont au gré des circonstances.  Hormis la présence de quelques audacieux inconnus du bataillon, venus là s’imposer un défi quasi insurmontable, c’est donc entre gens aguerris et bien au fait des qualités respectives de chacun que la question de suprématie  s’est réglée. Trois jours de compétition, trois doublettes différentes sur le devant de la scène à l’heure du tomber de rideau, c'est-à-dire du soleil couchant.

    Quand nous avons pris la photo ci-dessus, dimanche en fin de soirée, la « messe était dite », les lauréats du jour refaisaient le match accoudés à la buvette. Sur une allée désertée, la graine de la relève commençait à germer.

     

     Samedi 26 août: 33 doublettes

    Boule bretonne : compétition et spectacle

    Boule bretonne : compétition et spectacle

    1) Dominique LE BLEIZ-Jean-Marc JEZEQUEL.

    2)  CARVENNEC père et fils

    3)  Jean-Michel CORRE-Sébastien MINOUS

    4)   Simon COCO-Pacal CARRON

     

    Dimanche 27 août : 26 doublettes

     

    Boule bretonne : compétition et spectacle

    Boule bretonne : compétition et spectacle

     

    Boule bretonne : compétition et spectacle

    Boule bretonne : compétition et spectacle

          1) Sébastien LE PARC-Serge CORFDIR

          2) Noël JEZEQUEL-Alain GUILLERMIC

          3) Jean-Marce JEZEQUEL-Ronan JEZEQUEL

          4) Geno CARVENNEC-Bernaard LE GONIDEC

     

    Lundi 28 août: 16 doublettes

     

    Boule bretonne : compétition et spectacle

    Boule bretonne : compétition et spectacle

     

    Boule bretonne : compétition et spectacle

    Boule bretonne : compétition et spectacle

    1)      Daniel POILPOT- Alain CHAUVIN

    2)      Dominique LE BLEIZ-Jean-Michel CORRE

    3)      3) Georges PERENNES-Allan CARREVENEC

    4)      Gérard ANDRE-Yves KERICJHARD

     

     


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  • Pardon: ferveur partagée mais questionnement

     

    Certes, une assistance légèrement moins nombreuse que les années passées, mais une ferveur toujours aussi intense. Le Pardon, ce dimanche 27 août, a de surcroît bénéficié de la clémence des cieux. D’aucuns ont pu regretter l’absence, cette année, lors de la procession, des cornemuses et bombardes des Sonnerien an Trez qui accompagnent généralement le cantique dédié à Saint Maudez, mais c’est un soleil généreux qui se reflétait sur les dorures des bannières rassemblées autour d’un calvaire fleuri à souhait. Seule ombre au tableau : un questionnement qui s’est répandu comme une traînée de poudre, jusqu’aux oreilles du simple observateur.

     

     Ce questionnement portait sur la manière qu’a eue l’abbé Caous de célébrer la messe. Depuis le concile de Vatican II (1962-1965), il est stipulé que l’officiant fait face aux fidèles. Or, ce dimanche, pour donner suite à certaines sollicitations, l’abbé Caous a tourné le dos durant toute l’eucharistie. N’ayant pas nous-mêmes assisté à l’office et n’étant plus directement concernés par cette querelle des rites, nous nous faisons ici l’écho de fidèles, dignes de foi, que cette façon de faire a surpris et quelque peu troublés.

     

    Nous avons pu mettre à profit la présence de l’abbé Caous au pot du maire, qui fait traditionnellement suite à la procession, pour obtenir des éclaircissements sur le pourquoi du comment. Pour ce curé en charge de la mission pastorale dans le Haut-Trégor, connu pour son dynamisme et son esprit de conciliation, cela n’est en rien contradictoire avec les préceptes du Vatican. En effet, lors de son pontificat, le pape Benoît XVI a cherché à réconcilier les deux grandes tendances qui font la vie de l’Eglise, en permettant notamment, à ceux qui le souhaitent, que l’on regroupe sous le générique de traditionalistes,  de dire la messe selon l’ancien rite défini par le concile de Trente (1545-1563).

    La réaction de certains fidèles montre bien que les différences d’appréciation en la matière subsistent fortement dans la communauté des croyants. Cette messe les a remis en surface. Mais, nous fera remarquer l’abbé Caous, la messe a été dite en Français et non pas en Latin.

     

     Que certains ne se méprennent pas sur le sens de ce que nous allons « confesser » : nous le Latin, on l’aimait et nous étions fiers, à l’époque, de pouvoir enfiler la soutanelle rouge et le surplus qui nous autorisaient à prendre place dans le chœur, au pied de l’autel. Nous étions alors les acteurs d’une pièce quasi théâtrale dont nous subodorions le sens sans en posséder toutes les clés. C’était magique ! Et surtout moins stressant que dans la salle de la classe où nous commencions tout juste à affronter les subtilités de l’orthographe et de la grammaire. Là, il nous suffisait d’ânonner quelques phrases incompréhensibles pour vivre intensément des instants embaumés par l’encens et enrichis par la belle sonorité du grand orgue..

     

    Cela ne surprendra donc personne si nous avons, bien des années après avoir remisé nos habits d’enfant de chœur et le missel au placard, apprécié, à la virgule près, le texte de la chanson Tempête dans un bénitier de Georges Brassens. On aime se retrouver dans l’expression des artistes de talent, fussent-ils des plus irrévérencieux, mais, concernant cette icône de la Presqu’île, comme nous l’avons souligné dans une précédente chronique, pas aussi bouffe curé qu’on le dit.

     

    Ce dimanche, à Kermouster, si tempête il y a eu, force est de reconnaître qu’elle se sera vite apaisée, le vent chaleureux de la tolérance ayant fini par prendre le dessus

     

    Pardon: ferveur partagée mais questionnement

    Pardon: ferveur partagée mais questionnement 

    Pardon: ferveur partagée mais questionnement

    Pardon: ferveur partagée mais questionnement

     

    Chapelle : rénovation du grand vitrail

     

     D’ailleurs, durant le temps que dura le pot du maire, les conversations s’engagèrent très vite sur bien d’autres voies. C’est sur des sujets plus terre à terre que Marcel Turuban, le maire, et l’abbé Caous ont, peut-être, échangé. Le temps des duels homériques et hilarants entre Don Camillo et Péponne est bien révolu.

     

    Pour une commune de la taille de Lézardrieux, l’entretien de l’église et des chapelles est une lourde charge, dans son aspect financier. Cela a un impact sur nos impôts que l’on croie ou ne croie pas. D’autant plus que le denier du culte ne peut prétendre suffire à régler le problème. Or, comme nous avons déjà eu l’occasion de l’écrire, pour éviter que les « trésors » qui sommeillent dans la chapelle de Kermouster ne se détériorent encore plus, la commune et la communauté Lannion Trégor vont devoir délier les cordons de la bourse. L'Etat, la Région, le Département y pourvoiront pour l’essentiel, mais cela pèsera sur les finances de la collectivité.

     

     Dans un premier temps, c’est le grand vitrail de la façade ouest qui va faire l’objet d’une rénovation. Il faudra au préalable déposer le retable qui est classé au patrimoine historique. Des travaux qui devraient s’engager dans le courant de l’automne.

     

    Pardon: ferveur partagée mais questionnement

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