• Les "météorites" de l'incivilité

    Concernant l’aménagement du stationnement sur le parking de l’île à Bois, nous ne résistons pas à l’envie de donner de l’écho à ce trait d’humour d’une Kermoustérienne comparant le pierres de la dissuasion à des météorites ayant choisi cet endroit pour épouser la Terre. Faut-il y voir un simple mot d’esprit ou une critique sous-jacente ?

    Ne remettons pas en question la nécessité qu’il y avait à repenser  les règles du stationnement sur ce secteur extrêmement convoité par les amoureux des beaux paysages. L’idéal aurait été de pouvoir le laisser dans son état naturel, mais face à l’incivilité il a fallu instaurer des règles coercitives qui ne pouvaient qu’altérer l’esthétisme du lieu. Ces pierres n’ont assurément pas et ne l’auront jamais - convenons en ! - le charme des alignements mégalithiques de Carnac.

    A priori, le problème est donc réglé, comme tendent à le montrer ces photos prises ce samedi après-midi. Les camping-cars se voient contraints de se disputer un espace en contrebas de la route, les véhicules légers pouvant quant à eux investir le front de mer. Mais, non sans prendre de multiples précautions pour éviter de froisser la tôle. Ça passe ou ça casse !

     La contrainte ne va pas faire disparaître le chacun pour soi du jour au lendemain. C’est cela qu’il nous faut d’abord regretter. Le vivre ensemble soufre encore d’un excès de panneaux. Notre responsabilité collective est en cause.

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  • Les pierres de la dissuasion

    L’idée avait été émise par des Kermoustériens et la municipalité y a donné suite. Cet après-midi du 11 mai, un bulldozer est venu déposer sur le parking de l’île à Bois de grosses pierres. Celles-ci ont pour but d’empêcher les camping-cars de venir s’installer sur la partie front de mer. Ce qui, par ricochets, en limitera le nombre. 

    Bien évidemment, l’idée d’interdire totalement l’accès de cette zone à ce type de véhicule n’était pas pensable. D’abord pour une simple raison économique, le tourisme étant une composante importante pour l’ensemble de la Presqu’île, mais également sur un plan moral. Ce beau point de vue doit pouvoir être partagé. Avec la mise en place de ces gros cailloux, la commune a, en quelque sorte, trouvé le moyen de résoudre la quadrature du cercle.

    La partie front de mer devant rester accessible aux voitures, il conviendra peut-être de voir si l’écartement entre les pierres le permet. Par ailleurs, pour ce qui est des festivités, cette barrière rocheuse pourra être enlevée quand le besoin s’en fera sentir.

     Autres « innovations » sur ce secteur. L’installation de deux bancs. Là encore, des Kermoustériens en avaient exprimé le besoin. La poubelle derrière le banc qui ouvre sur la vue du Trieux va être déplacée et installée près du poteau, à l’entrée de la digue. La municipalité entend canaliser au mieux le stationnement et la la circulation en cet endroit qui nécessite une vigilance du conducteur sans faille. Surout les jours d'affluence sur la plage.. Le panneau qui va être mis en place signalera l’interdiction de stationner sur la digue.

    Les pierres de la dissuasion

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  • Et si demain, c’est un robot qui s’en venait déposer notre bulletin dans l’urne ? Et si demain, nous avions à trancher entre un candidat en chair et en os et un humanoïde dernière génération ? Au lendemain d’une élection présidentielle dont il nous faut maintenant tirer toutes les leçons. ce type de questions peut vous sembler relever du n’importe quoi ou de l’invraisemblable . Et pourtant, ces questions nous devons nous les poser.

     

    Bienvenue aux « cobots » ! Vive l’Homo Sapiens !

    Reconnaissons à Benoît Hamon, le candidat socialiste malheureux du premier tour, le mérite de nous avoir alerté sur ce sujet avec son projet, certes controversé, portant sur la taxation des robots. Ces créatures « sans âme » sont déjà parmi nous. Leur nombre et leurs performances vont aller en s’accroissant ! L’impact sur notre mode de vie et sur notre relation au travail ne sera pas négligeable. Il est d’ailleurs déjà perceptible dans différents domaines. Mais si nous nous faisons, ce jour, l’écho de ce problème, cela tient d’abord à l’opportunité que nous offre la publication d’un livre écrit par un homme dont la silhouette n’est plus étrangère au paysage de notre quotidien.

     Guy Vallancien, chirurgien de réputation internationale, spécialiste en cancérologie, aime, depuis plusieurs années, à se ressourcer en arpentant les rives du Trieux. Pour prendre du recul sur un métier d’autant plus prenant qu’il lui faut sans cesse s’adapter aux évolutions, donc se remettre en question. Membre de l’Académie nationale de médecine, Guy Vallancien est un pionnier de la robotique chirurgicale et c’est donc en connaisseur qu’il nous livre ses réflexions sur ce grand sujet de civilisation.

     

    Ecrit à Kermouster

     

    Bienvenue aux « cobots » ! Vive l’Homo Sapiens !

    Certes, il n’est pas le premier à prendre sa plume pour tenter de cerner ce problème. L’émergence de ce nouveau monde interpelle au plus haut point. Qui veut « comprendre », comme cherche à le faire aussi Joël de Rosnay*, n’a que l’embarras du choix sur les linéaires des librairies. Mais nous ne pouvons que vous conseiller de plonger dans un livre, dont de nombreuses pages ont  été écrites sur fond d’estuaire, puisque achevé le 6 décembre dernier, à Kermouster. Des pages qui nous poussent à regarder au-delà de la ligne d’horizon, pour aller au devant d’un futur proche

     Ce n’est pas la première fois que Guy Vallancien se fait écrivain, mais avec « Homo Artificialis »,* publié en janvier dernier, il plaide, avec force d’arguments, pour un humanisme numérique. Dans le domaine qui est le sien, il est à même de souligner ce que la chirurgie  doit au progrès de la technologie, mais autour du « billard » les robots n’arriveront jamais à se substituer à l’intuition, à l’expérience, à l’intelligence humaine.

     Les exemples qui appuient cette affirmation pullulent dans cet ouvrage tout à fait abordable du fait de la clarté de l’exposé. En voici un qui tient à la spécialité de son auteur, la lutte contre le cancer. Ici c’est un  robot répondant au nom de Zeus qui apporte son soutien, grâce à ses deux bras articulés télécommandés par des joysticks, pour une opération de la prostate. « Quand la dissection est facile, tout va bien : on suit le plan préétabli pour naviguer sur une mer plate, grand largue par force 2, sans courant. Que des difficultés surgissent (…) il faut alors inventer (…) abandonner le GPS pour naviguer à l’estime et réussir à tout enlever. Prise de ris, enroulement du foc, harnais bouclé : on entre dans le gros temps. (…) Dans ces situations hors normes, le facteur humain reste et restera prépondérant. » 

     Guy Vallancien utilise, ici, à bon escient, un langage qu’il maîtrise par ailleurs, puisque membre éminent de l’association Les Copains du Trieux. Mais il ne se contente pas d’une circumnavigation dans son bloc opératoire, il met cap grand large car les robots n’ont pas tous vocation à nous soigner.  Sedasys, le robot anesthésiste, ne peut nous faire oublier Atlas qui mime l’homme fait de chair, Sofia la femme qui possède le timbre et les inflexions de la voix humaine, Téo Tronico, le pianiste mécanique, Asimo, qui nous remplacera dans les tâches pénibles et dangereuses, Robear, l’ours aide aux personnes âgées, Jibo, qui peut, entre autres fonctions, raconter des histoires aux enfants dans les crèches. La liste ne fait que s’allonger de jour en jour. Demain le robot travaillera les champs autour du hameau, mais, si on partage la vision de Guy Vallancien l’agriculteur continuera à avoir la maîtrise de son destin et de nos paysages.

    Bienvenue aux « cobots » ! Vive l’Homo Sapiens !

     

    Homo Artificialis : un simple collaborateur.

     

    Guy Vallancien  le dit et le répète : le cerveau est d’une complexité telle qu’il n’y a pas lieu de penser que le pire arrivera. Le pire, ce serait la domination de l’Homo Sapiens par l’Homo Artificialis. Sa conviction est faite, le robot ne sera qu’un cobot (contraction de robot et de collaboration). L’Homo Artificialis ne sera qu’un Homo Auxilium, c'est-à-dire un simple collaborateur, certes de plus en plus efficace, mais rien qu’un assistant dépendant de son maître humain

     Le Kermoustérien de coeur  nous invite donc à rompre avec cette certitude hypnotique de certains experts en algorithmes, certitude selon laquelle la machine s’imposera à l’homme, augmenté ou non,  pouvant, même aller jusqu’à lui conférer l’immortalité. Ce livre est un acte de foi dans l’avenir d’un monde qui saura préserver l’essentiel, tout en continuant à faire confiance au génie humain. L’essentiel tient à ce que nous puissions construire un avenir où l’empathie restera à flot, comme le rêve et la poésie. L’altruisme ne sera pas lettre morte.

     Guy Vallencien n’hésite pas, au moment de conclure,  à prophétiser qu’un jour « viendra le moment de nous rassembler pour chanter et danser, tapant dans nos mains en cadence autour  d’un grand feu de bois sous les étoiles. » Sur la grève de l’île à Bois ?  A Goas Luguen ? A Pors Gwen ?  Pour contempler l’infiniment grand, quoi de mieux ?  

     Alors, comme Guy Vallencien, souhaitons la bienvenue aux cobots et vive l’Homo Sapiens !

     

     * Homo Artificialis, plaidoyer pour un humanisme numérique, par Guy Vallancien, Editions Michalon ; 195 pages ; 17 €

     * Je cherche à comprendre, mes codes caché de la nature, par Joël de Rosnay, Editions Les Liens qui Libèrent. ; 160 pages ;17,50 €

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  • Les rendez-vous de l'Amicale de Kermouster

    L’Amicalde Kermouster a tenu son assemblée générale, dans la salle de La Cambuse, en fin d’après-midi le jeudi 27 avril dernier. Une AG de confirmation puisque le bureau dans son ensemble a été encouragé à poursuivre son action. Bureau inchangé mais complété par un nouveau membre en la personne d’Erwan Guillou. La  programmation des actions à mener dans les prochains mois a été fixée. En voici le détail :

    -          Nettoyage des plages et grèves le 21 juin. Le rendez-vous des volontaires est fixé à 10 h sur le parking de l’île à Bois. L’Amicale fournira les sacs poubelles

    -          Pour le vide greniers du dimanche 23 juillet, l’Amicale organisera une réunion le lundi 10 juillet (18 h) à La Cambuse.

    -          Le samedi 5 août, c’est la date choisie pour le désormais traditionnel « Pique-nique des voisins »

    -          Le rendez-vous des « Peintres en herbe » est maintenu. Ce sera le jeudi 10 août. Le thème reste à définir

    -          L’Amicale retient  les samedi 26, dimanche 27 et lundi 28 pour les festivités (concours de boules notamment) qui entourent cette cérémonie religieuse désormais fixée au dernier dimanche du mois d’août. Les adhérents sont conviés à la réunion préparatoire qui se tiendra le mercredi 9 août, à La Cambuse

    -          Le goûter de fin d’année est fixé au dimanche 17 décembre, à partir de 16 h, à La Cambuse

    Les membres du Bureau.- Président, Daniel Hallot ; vice-présidente, Eliane Tarin ; trésorier, Jean-Louis Champion ; secrétaire, Jean-Pierre Rougié ; membres, Elisabeth Crenn, Catherine Gaillemain, Christine Le Meur et Erwan Guillou.

     

    Les rendez-vous de l'Amicale de Kermouster

     

    Un nom pour la salle d’exposition

     

    Au chapitre des questions diverses, l’Amicale a noté la suggestion émise par Daniel Hertzog consistant à donner un nom à la salle d’exposition, en avançant celui de l’artiste peintre Charles Thorndike (1875-1935) qui a vécu à Kermouster.

    Une exposition, qui s’est tenue voilà vingt et un ans dans cette même salle (voir extrait de La Presse d’Armor, d’août 1996), avait rappelé que ce peintre d’origine américaine, mais ayant choisi de vivre en France, a joué un rôle non négligeable pour la réputation de Lézardrieux. De nombreux autres peintres, plus célèbres que lui (Maximilien Luce, Paul Signac, Henry de Waroquier, George Rouault) ont connu la maison de Kermouster où Charles Thorndike et son épouse avaient jeté l’ancre. Matisse y aura fait au moins un séjour.

    L’Amicale a pris acte de cette suggestion, sans donner quitus à une suggestion qui ne semble pas avoir convaincu, pour l’heure, la majorité des présents..  Charles Thorndike est encore pour beaucoup un célèbre inconnu..

    Ayant eu à le défendre à l’occasion de cette assemblée générale, il nous faut sans attendre, confirmer notre point de vue.

    Selon nous, le choix de Charles Thorndike s’impose pour plusieurs raisons/

    -          Cette salle, qui accueille tout au long de l’été des expositions vente, mérite de porter le nom d’un artiste peintre, puisque telle est désormais sa vocation.

    -          Certes, le nom de Charles Thorndike n’est pas connu du grand public mais les amateurs d’art ne sont pas sans rencontrer son nom dans leurs pérégrinations dans les salles de vente.

    -          Même si sa peinture n’a pas eu le même éclat, il a fait de Kermouster un port d’attache pour d’autres talents, que nous venons de citer.

     

    Rien que cela suffirait à justifier le choix se portant sur le nom de Charles Thorndike.

    Mais, il y un élément que la municipalité se doit de  prendre en compte puisqu’il il lui faudra, in fine, décider du nom. Cet Américain a, alors qu’il avait 40 ans, rejoint le front en 1915 où il va servir en tant que brancardier. Ce ne sont pas les diplômes de reconnaissance qui manquent.

     A la date de son engagement, l’Amérique n’était pas encore officiellement partie prenante dans le conflit. Thorndike aura en quelque sorte devançé l’appel. C’est tout à son honneur.

     Il serait donc de bon ton que la Commune marque, à son tour, sa reconnaissance, en donnant à cette salle d’exposition le nom « Espace Charles Thorndike ». La commémoration du Centenaire de l’Armistice, l’année prochaine, est une belle opportunité à saisir. A défaut d’être un Kermoustérien de souche, Charles Thorndike l’aura été de cœur. Comme Brassens et Paul Le Flem l'ont été pour Lézardrieux.

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  • « Algues en Art » a nourri notre imaginaire   

     Un tableau photo de l'association Déclic'Armor de Lannion

     

    Une image qui trompe l’œil. A première vue, une gouache sous son cadre de verre. Mais non,  un très beau cliché. Que l’on doit à la vista d’un adhérent de l’association Déclic’Armor de Lannion, comme la vingtaine de photos qui ont été exposées la semaine dernière à Kermouster.  Cette exposition, organisée par l’association Algue voyageuse/Festiv’Alg avait pour but de nous sensibiliser à l’univers des algues, de modifier notre regard qui peut se trouver faussé par des considérations n’ayant que très peu de rapport avec la réalité. Et quoi de mieux que d’en montrer d’abord la beauté naturelle. Ce n’est pas la première fois que l’Algue voyageuse/Festiv’Alg s’appuie sur la création artistique pour nous faire partager sa passion pour les algues. L’an passé, à Pleubian, elle avait rassemblé des œuvres de deux artistes associant peinture et algues séchées.

    Avec Algues en Art, qui s’est tenue du 17 au 22 avril,  c’est le côté esthétique de la nature qui a donc, à nouveau, été mis en valeur. Chaque photo est à contempler pour ce qu’elle est. Pas la moindre explication sous le cadre. Seul le ressenti compte !  

    De l’échange avec les organisateurs, nous apprendrons que cette petite boule flasque qui nage au centre du tableau est une Colpomenia peregrina, plus communément appelée algue « voleuse d’huîtres ». Explication : cette algue brune a, en effet, la particularité de se fixer sur de supports de petite taille, cailloux ou coquillages, qu’elle entraîne dans sa dérive, une fois regonflée, au gré des flots. Elle serait originaire des côtes du Pacifique et aurait été introduite sur nos côtes dans le courant du XXème siècle, probablement avec des naissains d’huîtres importés.

    Mais point de confusion possible ! Cette algue « voyageuse », qui chaparde avant d’entamer ses pérégrinations,  n’est pas le symbole que s’est choisi cette association, créée dans le sillage du Festiv’Alg, un événement pensé et mis sur pied, à L’Armor Pleubian, par les responsables de l’Office du Tourisme de la Presqu’île. Ce festival aura connu deux éditions, en 2011 et 2013. En lui accolant l’épithète d’Algue voyageuse, l’association qui a repris le flambeau a tenu à mettre en place une stratégie plus étoffée tout au long de l’année. Elle entend ainsi représenter toutes les communes de la Presqu’île, tout en ne s’interdisant pas d’aller enrichir ses connaissances en prenant des contacts avec les autres secteurs de Bretagne où il y a une activité goémonière. D’où cette notion de voyage, pour une meilleure connaissance. « Nous nous adressons au grand public, précise Brigitte Guérin, la présidente de l’association, mais on prend la précaution de s’entourer de professionnels pour nos différents ateliers, conférences, sorties découvertes et trocs recettes. Nous n’avons pas les compétences pour nous substituer à ceux dont c’est le métier. »

    L’Algue Voyageuse/Festiv’Alg multiplie aujourd’hui les actions de sensibilisation et d’information, tout au long de l’année. Fin 2015, l’arrière salle de La Cambuse avait accueilli une conférence qui avait rappelé la richesse patrimoniale d’une activité coutumière sur les rivages de la Presqu’île. Récemment, c’est au centre bourg de Lézardrieux, salle de l’Ermitage, que s’est tenue une autre conférence, animée par un nutritionniste renommé, sur le thème des algues pour notre santé. Le chef cuisinier de l’Auberge du Trieux, Maudez Le Corre, apporte son concours sur le plan gustatif.

     

    « Les algues ne sont pas des médicaments »

     

    « Algues en Art » a nourri notre imaginaire   

     

    De gauche à droite: Brigitte Guérin et Colette Geffroy, respectivement présidente et secrétaire de l'association Algue voyageuse/Festiv'Alg

    Il est de bon ton d’évoquer les vertus des algues en matière de santé. « Mais attention, prévient Brigitte Guérin, les algues ne sont pas des médicaments. » En clair, il s’agit de savoir de quoi on parle. Le monde des algues est, somme toute, un générique. Toutes les espèces n’entrent pas dans le circuit alimentaire, loin s’en faut. « Il y en a une douzaine reconnue en France. Ici, les professionnels travaillent sur quatre à cinq  espèces ». Alors que sur le secteur on en dénombre pas moins de 700 variétés d’algues. Les trois quarts de la production industrielle sont destinés à d’autres fins que l’agro-alimentaire. « On fabrique, par exemple, des montures de lunettes. »

    Il est révolu le temps où des usines du secteur, dont celle de Pleubian, se fournissaient en algues pour en extraire l’iode. Sur la Presqu’île, aux côtés du  Ceva (Centre d’étude et de valorisation des algues), les sociétés Setalg et Aleor donnent aujourd’hui une autre valeur ajoutée à cette ressource, qui, comme toute ressource marine, se doit d’être prospectée avec discernement. « Nos sorties sur l’estran, souligne Brigitte Guérin, permettent d’apprendre à reconnaître les algues. Pour ce qui est de récolter, il convient de s’en tenir à la réglementation en vigueur. Il faut protéger la ressource et protéger l’activité des professionnels qui en vivent. » Ils sont 9 à en vivre sur la Presqu’île. Neuf à prouver que le chemin des goémoniers n’a pas conduit à l’impasse, que le ramassage des algues qui était, dans les premiers temps, une maigre source complémentaire de subsistance, est une activité à part entière, non dépourvue de noblesse et génératrice d’avenir. Ce n’est pas là le moindre mérite de l’association que d’avoir su rendre hommage à celles et ceux qui ont connu le temps des dromes.

    Nous pourrions maintenant disserter sur les vertus de l’Alaria esculenta, l’Undaria pinnatifida, deux sortes de  wakamé, ou sur la Saccharina Latissima, la laminaire sucrée. Nous pourrions également nous attarder sur le Fucus vésiculeux, plus connu sous le nom de varech, mais que l’on appelle pizah en dialecte trégorrois. Pizah (prononcer pisac’h) en raison de la forme de petit pois (piz en Breton) de ses vésicules qui lui permettent de flotter.  Mais, puisqu’il nous faut conclure, nous ne pouvons que vous conseiller de visiter quelques sites, dont celui de l’Algue voyageuse/Festiv’Alg, pour combler votre besoin de précisions. L’exposition qui vient de se clore aura eu pour grand mérite de nourrir notre imaginaire.

     

    L’Algue voyageuse/Festiv’Alg

    http://www.festivalg.org/

     

    Déclic'Armor

    http://www.declic-armor.fr/

     

      Lanmodez : faucille à goémon

     http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/inventaire/lanmodez/Geoviewer/Data/html/IM22005891.html

     

    Chambre syndicale des algues et végétaux marins.

     http://www.chambre-syndicale-algues.org/?Actualit%26eacute%3B

     

     

     

     

     


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