Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Ode à la Lune

Ode à la Lune

 

Avez-vous eu la curiosité de lever les yeux au ciel, ce mardi 16 juillet, à l’heure où la Lune s’est « éclipsée » durant quelques tours d’horloge ?  Si ce n’est pas le cas, vous avez loupé un beau spectacle. La voici telle qu’elle se présentait alors qu’elle se trouvait, vers 23 h, à la verticale de Plounez, s’apprêtant à franchir le pont sur le Trieux. Des spectacles de ce type il y en aura bien d’autres à venir, tout aussi, sinon plus, impressionnants. Mais, comme je l’ai récemment écrit, il nous faut tourner présentement un regard attentif, si ce n’est attendri, vers celle qui éclaire nos nuits.

Depuis plusieurs jours déjà, la Lune fait, en tout cas l’objet, d’une attention particulière de la part de ses congénères de l’univers sidéral. Au soir du 13 juillet, Jupiter lui servait en quelque sorte de garde rapprochée, sous le regard envieux de Saturne. Trois jours plus tard la planète aux anneaux en faisait tout autant. Les conditions météorologiques étant on ne peut plus favorables, hormis l’assèchement inquiétant des nappes phréatiques par manque de pluie, nos planètes nous offrent actuellement un merveilleux ballet. Il y a des spectacles naturels qui vous élèvent !

Suis-je porté, en écrivant cela, par l’intention de vous faire partager mes vieilles lunes ? Loin de moi l’idée d’endosser le costume de celui qui fait la leçon pour un oui pour un non. Mais que voulez-vous, je ne peux taire le fait que mes pensées gravitent présentement autour de cette boule céleste. Cet été 2019, c’est celui du 50ème anniversaire des premiers pas de l’Homme sur la Lune. La perspective de ce cinquantième anniversaire y est bien évidemment pour beaucoup, mais ces pensées vont bien au-delà.

 

Ode à la Lune

 La carte du ciel samedi 13 juillet (Stelvision)

 

Ode à la Lune

 La carte du ciel mardi 16 juillet (Stelvision)

 

En écoutant la Symphonie du Nouveau Monde

 Pour autant, reportons nous d’abord à cet historique 21 juillet 1969 ! Les images télévisuelles de Neil Amstrong foulant le sol lunaire tournent en boucle depuis lors. Elles ont encore la force du symbole même si, comme je vais le souligner ci-après, ce symbole semble être sérieusement écorné. Mais cette nuit là, il y a eu la célèbre phrase du premier homme à mettre le pied sur la Lune et ces images venues d’un autre monde. Pour ma part, je retiens également que pour ce voyage à nul autre pareil l’équipage d’Apollo 11 avait emporté avec lui une version de la célèbre Symphonie du Nouveau Monde.

Si vous êtes un habitué de ce blog, vous n’avez pas été sans remarquer que la musique dite classique sert souvent de toile de fond au propos du jour. A chacun ses marottes ! Précédemment, c’était Vivaldi et ses Quatre saisons. Aujourd’hui, c’est d’Anton Dvorak qu’il s’agit.

 A quel moment précis Neil Amstrong, Buz Aldrin et Michael Collins ont-ils pu prendre le temps de se laisser porter par cette musique quasi céleste ? Avant l’alunissage ? A même la Mer de la Tranquillité ? A vari dire, peu importe. Ce qu’il faut retenir c’est que les Américains ont eu la bonne idée d’associer à leur exploit une musique qui leur parlait de leur pays, mais qui a été composée, aux Etats-Unis, par un Tchèque. Or, tout en s’appuyant sur des sonorités locales, Dvorak n’en a pas moins conçu une œuvre à la tonalité slave, une œuvre qui, dès les années qui ont suivi sa création, est devenue symphonie pour le monde entier.

Mesure après mesure, la Symphonie du Nouveau Monde secoue notre univers intérieur. C’est une musique de fraternité. Il serait bon que les commentateurs qui vont saluer l’événement n’oublient pas de le souligner ?

 

Star Wars, de la fiction à la réalité ?

 Ne serait-ce, et c’est évidemment un profond regret, pour nous faire saisir l’énorme contraste qu’il y a entre le symbole qui s’est attaché à ce « premier pas » pour l’humanité et la situation que nous connaissons présentement. La fraternité se dissous également dans l’espace.

Il y a cinquante ans, Russes et Américains se livraient déjà à une bataille de suprématie technologique. En ce lendemain de tristesse où nous avons appris la mort de Johnny Clegg, le chantre de la lutte anti-apartheid de l’Afrique du Sud, nous n’oublions pas, non plus, que le pays où s’élève la statue de la Liberté aura freiné des quatre fers pour envoyer dans l’espace un astronaute afro-américain. L’Amérique de Trump n’en a toujours pas fini avec ses vieux démons.  Et alors que John Fitzgerald Kennedy tentait, peu avant son assassinat, en pleine Guerre froide, de convaincre Nikita Kroutchev qu’il serait bon de conjuguer leurs forces dans la conquête de l’espace, son inconséquent et belliqueux successeur n’a de cesse que de provoquer des tensions qui, si elles perdurent, auront des effets calamiteux.

Vingt ans après la mise en orbite de la navette spatiale, fruit d’une grande coopération internationale enfin aboutie, le virus de la guerre, qui n’a de cesse de faire des ravages sur notre bonne vieille Terre,  semble également se propager au-dessus de nos têtes. 

Star Wars pour de vrai ! C’est pour quand ? N’y sommes nous pas déjà ?

 

"Petite Lune si haute dans le ciel"

 Les Chinois ayant investi la face cachée de la Lune, Trump veut y renvoyer dare-dare des Américains pur jus, en chair et en os. Pour lui, la Lune est inscrite sur la bannière étoilée. Donc, pas touche ! On n’en oublie pas, non plus, ses prétentions d’acquisition de la planète Mars

Notre ciel, celui que l’on voit bleu, se fait donc menaçant. « Un premier pas pour l’Homme. Un grand bond pour l’Humanité ». Assurément, mais suivi d'un navrant bond en arrière compte tenu de l’espoir qu’avait suscité la réussite de la mission Apollo 11. Non sans raison, s’appuyant sur le principe des réalités, la France entend se doter, quant à elle, d’un système de défense dans l’espace. On en est arrivé à cela !

Ce mardi soir, il aurait été bon de déclamer ces vers extraits de l’ode à la Lune qui accompagne la musique composée par Anton Dvorak pour son opéra Rusalka, créé en 1900

 

Petite lune si haute dans le ciel,

Ta lumière transperce le lointain,

Tu vas de par le vaste monde,

Tu vas jusque chez les humains

(…)

Lune, ne te cache pas, ne te cache pas,

Lune, ne te cache pas !

 

 

Puisse la Lune continuer à transpercer le lointain et, ainsi,veiller au destin de la Terre !

 

Le puits à sec 

 

Ode à la Lune

 

Après Enedis, Veolia. Le virage conduisant de la place du Crec’h à la chapelle aura été, trois jours durant, sujet à des interruptions de trafic. Après un problème d’électricité, il s’est agi cette fois de trouver la parade à une fâcheuse conséquence de la sècheresse qui n’épargne pas la Bretagne. Un puits qui ne permet plus de rendre tous les services requis et voici une pelleteuse qui s’en vient chercher le bon endroit pour installer une dérivation sur le système collectif de distribution de l’eau.

 Sous le granit de la Presqu’île l’eau s’en vient à manquer drastiquement. Cela est déjà arrivé dans le passé, mais, aujourd’hui, le réchauffement climatique nous fait craindre que la fréquence de cette évaporation va s’accélérer. Que nos visiteurs de l’été se gardent d’y voir de la malice, mais il serait bon que les nappes phréatiques reprennent du tonus.

Cet incident de portée locale montre bien que, contrairement d’ailleurs à ce que pense le pensionnaire de la Maison Blanche, également impétueux sur ce plan là, il est urgent de prendre en considération ces questions qui touchent à la survie des espèces, y compris la nôtre, à plus ou moins long terme. L’accès à l’eau est une nécessité vitale. La sècheresse ne durera pas, mais le problème de fond demeurera.

Prenons acte de l’engagement de la toute nouvelle présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, qui s’est engagée,devant le Parlement européen, ce mardi, à agir, sans attendre, pour un « green deal », c’est-à-dire un pacte vert ! Le même jour, la France se voyait, quant à elle, contrainte de confier la charge de conduire la transition écologique à un nouveau ministre, en l’occurrence une autre femme, Elisabeth Borne, qui coiffe également la casquette de ministre des Transports. Curieux télescopage !

 Pour une sombre histoire de frais dispendieux, François de Rugy avait le matin même présenté sa démission. L’histoire ne dit pas si les homards qu’il aurait offerts à ses invités lorsqu’il était Président de l’Assemblée nationale – le conditionnel est toujours de mise –provenaient du secteur. Mais ce prince de la mer qui peuple nos rivages n’est-il pas l’un des meilleurs ambassadeurs de la cuisine française ?

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article