Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Dans le calme

 

Cette fois, nous sommes de plain-pied dans la nouvelle année. Ce jeudi, les services techniques de la mairie sont venus « débrancher » le hameau. Exit la magie enfantine du grand sapin enguirlandé. Telle une star au sortir d’une représentation, la chapelle, délaissant colliers et robe à paillettes, s’est mise à nu et nous offre à nouveau  sa rustique beauté. Elle n’en est que plus séduisante.

Kermouster vient de passer la première nuit de l’année sans illuminations. Peut-on dire que le hameau a recouvré son calme ?  Il faudrait pour cela qu’il l’eût perdu durant toute cette période où il brillait de mille feux. Pour la deuxième année consécutive, il nous a fallu composer avec un rôdeur malfaisant, lequel nous a contraints à tenir à distance raisonnable famille et amis.

Summum de cette situation qui n’a que trop perduré : des échanges de vœux par téléphone avec les plus proches voisins. Par trouille pour soi même ? Non ! Une solidarité de fait qui ne dit pas son nom, respectueuse et silencieuse.

De quoi sera fait le reste de l’année ? On peut prévoir, sans risque de se tromper, que le premier semestre ne sera pas, quant à lui, de tout repos pour nos 86 milliards de neurones. Il suffit pour cela de mettre le nez sur nos écrans. Ça s’agite violemment dans le bocal. Il n’y a pas que les virus Delta et Omicron qui génèrent des controverses aux allures de dialogues de sourds. Confrontations d’autant plus inaudibles qu’elles se nourrissent d’amalgames de toutes sortes. Un vœu : que tout le monde retrouve son calme ! Mais c’est couru d’avance : un vœu pieux. Hélas !

 

Dans le calme

                                                                                                                              (photo Éliane Tarin)

                                                                                                          

Désenchantement tout relatif cependant,  car nous avons cette chance, ici, de vivre dans un environnement éloigné des grands centres d’agitation. Il nous faut en être pleinement conscients. Nous pouvons plus aisément que d’autres prendre du recul.

Ainsi, sous le ciel gris de ces premiers jours de la nouvelle année, il nous a été donné de vivre des instants qui offrent une large part à l’élévation de la pensée. Quoi de plus apaisant que de laisser glisser nos états d’âme sur le miroir d’un estuaire baignant sous une lumière froide, rafraîchissante, revigorante.

Reste à souhaiter que le calme ne précède pas la tempête !

Demain, nous le savons, le lit du Trieux va être difficilement franchissable ; pour de longs mois. Peste soit de ces câbles qui se disent las de soutenir le pont Saint Christophe.  En perspective, un nouveau type de confinement. Avec à la clef, compte tenu de la durée du chantier de rénovation, moult changements d’habitudes et leur lot d’inquiétudes, notamment pour tout ce qui  a un rapport à la santé. Puissent nos synapses (10000 par neurone) ne pas disjoncter sous le poids des contrariétés ! Sachons raison garder ! Conservons notre calme !

Ceci ne doit cependant pas laisser penser que le hameau se sente en capacité de vivre coupé du reste du monde. Et puisque nous pouvons encore formuler des vœux : souhaitons que nos élus, qui, sans nul doute, font face à d’autres préoccupations fortement prioritaires, n’oublient pas qu’à quatre kilomètres du centre bourg se trouve un lieu de vie où perdurent certaines attentes, pour ne pas dire incompréhensions. Même sans les illuminations, le hameau reste sous tension malgré une apparente quiétude.

 

                                                                                                             Claude Tarin

                                                                                                    Vendredi 14 janvier 2022

 

Des vœux en Breton

 

La précédente chronique se rapportant à l’entretien de Marie-Hélène Costiou sur Radio Kreiz Breizh me  vaut d’avoir reçu les voeux « en breton » de Rémy Toullic, lui aussi contributeur au recueil des mémoires des élèves de l’ancienne école. Comment pouvais-je ne pas leur donner plus d’écho ?

Il y a peu, j’invitais les bretonnants, amoureux de leur langue maternelle,  à se saisir du blog pour, au gré de leur inspiration, nous la faire revivre, dans une simple confrontation d’ordre culturel.  Histoire de permettre, à ceux, qui, comme moi, n’entravent que couic au brezhoneg, de glisser de temps en temps dans la conversation de tous les jours quelques mots du cru. Sans autres intentions que de renforcer le lien.

J’entends déjà les tenants du langage académique, arc-boutés qu’ils sont dans la défense du français contre l’intrusion de mots ou d’expressions étrangères. Ils oublient un peu vite qu’une langue vivante ne peut que se vivifier au contact des autres. L’essentiel dans un monde aussi perturbé n’est-il pas de trouver le moyen de baragouiner pour mieux se comprendre.

 

 

 

Kozh ha yaouank, bras ha bihan, 

Bloavezh mat deoc'h a reketan 

Dilhad didoull war ho tivskoaz 

Labour didorr,

boued tomm ha poazh 

Krampouezh gorfadoù 

Amann melen leizh ar ribod 

Da gousket bep a wele blot 

A-hed ar vuhez kalon laouen 

Ma vo eürus ho planedenn ! 

xxx

Autrement dit :

Vieux et jeunes, grands et petits 

Je vous souhaite une bonne année 

Des vêtements sans trous sur vos épaules 

Un travail pas trop fatigant,

de la nourriture chaude et bien cuite 

De pleines ventrée de crêpes 

Du miel jaune plein la baratte 

Pour dormir chacun un lit douillet 

Un cœur joyeux toute votre vie 

Que votre destin soit heureux ! 

bonne soirée à vous , 

amicalement ,

 

 

Rémy Toullic

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article