Par Claude Tarin
Ce samedi, premier week-end dit du déconfinement, il convenait d’aller, par simple curiosité, prendre la température du côté de l’Île à Bois, à l’heure de la marée haute. C’est à ce moment là que les grèves se font les plus désirables.
Le soleil étant de la partie, il y avait fort à parier que nous ne serions plus seuls à partager le plaisir d’être là. Et de fait, ces instants de bien être nous les avons partagés avec des visages inconnus, sans masque, mais à bonne distanciation. Mais, point trop de monde.
Sur le parking, quelques voitures, sans plus. Son premier camping car, venu simplement repérer l’endroit quelques minutes durant.
Un temps peut-être un peu trop frais pour ne pas se risquer à braver l’interdit de la serviette de plage, mais un temps à hisser la voile sur le dériveur et à tremper les pales des pagaies.
Sur le lit du Trieux, des coques blanches et le bruit des moteurs. Le prix à payer pour s’offrir une première évasion.
Un peu en retrait, le manège du centre équestre a retrouvé ses cavaliers et cavalières. Les poneys prennent plaisir, tantôt piaffant, tantôt galopant, à se donner belle allure.
Haïku déconfiné
Rose fuchsia
Carpobrotus edulis-
Sorcières bien aimées
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