• Pédale douce et clap de fin

    Pédale douce et clap de fin

    Il a plu dru samedi dernier. On en était à croire que, cette fois, le soleil rentrait dans ses quartiers d’hiver. Le hameau aussi. Pour preuve : la reprise effective des permanences de la mairie le premier samedi du mois.

    Ce jour là, c’est l’adjointe Maryvonne Le Berre qui s’y collait. Avec peut-être au fond d’elle-même la crainte d’avoir à poireauter dans une salle vide, dans un quartier du Crec’h souffrant toujours de la fermeture de La Cambuse. Le ciel en pleurs ne risquait-il pas de freiner l’envie des Kermoustériens de nourrir le cahier des doléances ?

    Qu’elle n’a pas été sa surprise d’avoir un comité d’accueil constitué de plusieurs résidents de la rue Saint Maudez. Un collectif venu l’alerter sur l’urgence qu’il y avait à prendre en compte un problème qui les concerne au premier chef, quoique ayant une portée plus générale. Ce problème : le non respect, par moult automobilistes, de la limitation de la vitesse dans le hameau et tout particulièrement sur cette artère, principale voie pénétrante. Bien évidemment la représentante de la mairie ne pouvait que prendre note, mais il serait en effet souhaitable que ce problème trouvât une solution.

    Cette solution repose pour partie en nous-mêmes. Quand je dis nous, j’entends nous autres les habitants du hameau. Attention donc à la coupable distraction ! Ayons la pédale douce ! Mais comment sensibiliser tous ceux qui s’en viennent y faire un tour, toujours trop pressés par le temps ? Verrons nous un jour la maréchaussée investir les lieux pour sanctionner les impénitents du pied sur l’accélérateur ? La peur du gendarme. Faudra-t-il en passer par là ?

    La "fille unique" et le cosmonaute

    La veille de cette journée pluvieuse, Bruno Merle avait donné le dernier tour de manivelle de « Fille unique », un long métrage qui placera Kermouster au cœur de l’étrange. Le gendre de Jean-Noël et Pasquale Destremau, entouré d’une pléiade de collaborateurs et techniciens, aura pu bénéficier de la clémence des cieux tout au long du mois de septembre, et boucler, dans les temps, la phase des prises de vue.

    Quatre semaines de tournage. A Kermouster, mais également à Lézardrieux, Gwin Zegall, Tréguier. Quatre semaines qui ont légèrement bousculé les us et coutumes du coin, mais dont personne ici n’a eu à se plaindre. Reste seulement l’impatience de pouvoir découvrir ce film dont nous ne pourrons apprécier le résultat que dans un peu plus d’un an. Monter un film demande du temps.

    Ce film raconte l’aventure (ou mésaventure ?) d’une famille vivant dans un bateau, venue s’ancrer là, à la veille de la rentrée scolaire. Que vient faire un cosmonaute dans cette histoire ? Nous aurons commémoré le cinquantième anniversaire des premiers sur la Lune bien avant de le savoir. Seule confidence de Bruno Merle, « C’est à Kermouster et d’abord à Kermouster que je voulais principalement tourner »

    Une affaire de cœur en quelque sorte, qui s’explique par l’attachement de la famille Destremau à ce qui est, déjà depuis une vingtaine d’années, leur village.

    Une affaire de famille aussi, puisqu’aux côtés de vedettes confirmées, Pio Marmaï et Camille Rutherford, Rita Merle, 12 ans, la fille du réalisateur, fait en quelque sorte, ici, sa rentrée dans le grand bain du monde artistique. En cela, elle ne fait que prendre le sillage de sa mère, Emmanuelle Destremau, actrice de théâtre, de cinéma, réalisatrice elle-même et, qui plus est, auteur et chanteuse, au sein du groupe Ruppert Pupkin. Elle-même apporte son concours à cette réalisation. Elle y fait une courte apparition. Comme chanteuse. La scène a été tournée au Yacht Club de Lézardrieux.

    On se prend à rêver d’une « avant première » projetée dans l’arrière salle de La Cambuse, car il y aura déjà plusieurs mois déjà que le café épicerie aura alors repris sa vitesse de croisière. Les élus se penchent activement sur le dossier.

    A l’occasion de cette première permanence, Maryvonne Le Berre a laissé entendre qu’il y avait quatre dossiers de retenus, portant sur des projets très intéressants. L’idée même de transformer la partie habitation en gîte d’étape serait même dans l’air. Mais là nous en restons au stade des supputations.

    Une seule certitude : les volets de La Cambuse ne s’ouvriront pas avant un certain temps. Il va d’abord falloir procéder à quelques travaux de rénovation dans les aménagements.


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