• Histoire de prendre un peu de hauteur de vue

    Histoire de prendre un peu de hauteur de vue 

    La Station spatiale internationale (ISS) lors d'un passage au-dessus de la Bretagne 

    Comme tout un chacun, nous n’étions pas sans savoir que, quelque part dans le ciel, à quelque 400 km au-dessus de nos têtes, flotte un étrange oiseau métallique : la Station spatiale internationale (ISS). Grâce à ces intelligences artificielles qui peuplent notre univers, nous pouvons même être invités à voir ce qui se passe à l’intérieur de ce vaisseau où des humains travaillent à nous trouver des pistes d’avenir. Présentement, il y a un Français à bord. Qui n’a pas vu et entendu Thomas Pesquet nous décrire la vie d’un spationaute ?  Quoi de plus normal désormais que de pouvoir dialoguer ainsi. Il est loin le temps où l’expression « Autant vouloir décrocher la Lune » avait du sens. La conquête de la Lune, c’est déjà de l’histoire à grand-papa.

    Autant l’avouer, nous n’avions jamais pris le temps de lever le nez au ciel pour essayer d’apercevoir ce bijou de la technologie. Nous nous contentions des informations  qu’on nous donne par intermittence. Ce n’est que ce week-end que l’envie de le faire nous a pris,  suite à une conversation de bon voisinage. « Si, si, je te l’assure. L’ISS passe au-dessus de Kermouster. Entre 19 h et 20 h ; D’Ouest en Est ».  C’est tout juste si on n’en était pas à se dire que l’ISS  suivait au millimètre près, la rue Saint Maudez. Il nous fallait en avoir le cœur net. Mais comment s’y prendre ?

    En farfouillant sur Internet, bien évidemment. Ainsi, en deux ou trois clics, nous avons trouvé un site qui nous permet de suivre en temps réel la progression de l’ISS.

     http://www.astropleiades.fr/pages/multimedia/ou-se-trouve-l-iss.html

     

    Histoire de prendre un peu de hauteur de vue

    En une journée, la Station fait seize fois le tour de la Terre. Elle boucle donc un tour en quatre-vingt dix minutes. De là à penser qu’elle est programmée pour passer à la  verticale du hameau seize fois par jour, il n’y avait qu’un pas. Mais c’était bien évidemment méconnaître les subtilités de la navigation dans l’espace. La trace  sinusoïdale que laisse l’ISS sur l’écran révèle des ajustements permanents. La courbe nord de ce qui s’apparente à une montagne russe passe effectivement bien au-dessus de la Bretagne, mais pas systématiquement.

     Il était vingt heures passées samedi soir quand l’ISS, après avoir franchi l’Atlantique en l’espace de quelques minutes, s’est positionnée au-dessus de Quiberon et a continué sa course (28000 km/h) vers La Roche-sur-Yon et Limoges. Ce dimanche, à 15h58, alors que sur la pelouse du Stade de France à Saint-Denis les équipes de rugby de France et d’Ecosse se mettaient en ligne pour la séquence des hymnes nationaux, l’ISS était très exactement à la verticale de Ouessant. Une seconde après, elle passait légèrement au nord de Kermouster, entre les Héaux de Bréhat et le phare du Paon. C’est ce qu’indiquait l’image de l’ordinateur que nous n’avons pas quitté des yeux faute de pouvoir scruter le ciel à a cause de la couverture nuageuse.

    Sur le stade, donc simultanément sur l’écran télé,  les cornemuses n’avaient pas encore sonné que déjà l’iSS avait traversé le Cotentin puis chevauché Dieppe, la Picardie. Ce n’est qu’après avoir laissé derrière elle Waterloo et Aix La Chapelle que le désormais célèbre « Flower of Scotland » a commencé à remuer les tripes des amoureux de ce sport de combat.

    Waterloo, Aix-La-Chapelle…Cela nous ramène à un temps où on n’hésitait pas à lever des armées pour régler, sur un champ de bataille, une question de suprématie, quitte ensuite à se mettre autour d’une table pour signer un papier sur lequel on se promettait de ne plus jamais  faire payer le prix du sang.

    Dans sa course sans fin – l’ISS est prévue pour fonctionner au moins jusqu’en 2024 – la Station spatiale n’arrête malheureusement pas de survoler des champs de l’horreur. A la réflexion, on pourrait en arriver à penser que c’est le seul endroit où la cohabitation humaine est effective, voire porteuse d’un avenir commun. Il se trouve des voix pour contester le bien fondé des sommes qui sont ici engagées, mais en cet instant, même si on ne peut écarter le débat d’un revers de la main, nous ne voulons que retenir cette idée selon laquelle notre avenir repose sur la mise en œuvre de projets qui nécessitent la collaboration de tous.

    L’ISS en est à sa 51ème expédition depuis novembre 2000. Thomas Pesquet partage son habitacle de 110 m de long pour 74 de large sur 30 m de haut avec deux Américains et Trois Russes. Il sera remplacé à la fin de son séjour de six mois. Seize pays participent à cette aventure. L’ISS a valeur de symbole. Celui de l’espoir.

     Pour savoir quand la navette passera au-dessus de notre champ visuel

     . http://users.skynet.be/sky34691/fraiss.htm

     

     


  • Commentaires

    1
    JPR
    Lundi 13 Février à 21:15

    Bravo pour cet article extrêmement bien documenté. Vivement que le ciel s'éclaircisse pour qu'on puisse admirer à nouveau la station.

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