• Chapelle comble et comblée avec les Sonerien an Trev

    Les Sonerien confèrent à la chapelle un air de cathédrale

    C’est dans une chapelle « pleine à craquer » que les Sonerien an Trev ont fait sonner cornemuses et bombardes ce jeudi 11 août. Habitués à accompagner la procession au sortir de la messe, le jour du Pardon, les Sonerien ne s’étaient jamais encore produits de cette façon en ce lieu. Une Première donc, avec à la clef, un franc succès. Tout le monde n’a pas pu trouver une place assise dans la chapelle. Certains les auront écoutés le nez dans les étoiles.

     Le spectacle, qui nous a été offert ce jeudi soir, a été conçu en tenant compte de l’exiguïté des lieux car ces instruments phares de la musique bretonne ont naturellement « besoin d’air ». La chapelle dédiée à Saint Maudez a montré ce soir là ses limites en capacité d’accueil.

     C’est Jean Baron, un sonneur de réputation internationale, qui a épaulé les Sonerien en concevant, à cette occasion, un programme adapté le mieux possible  à la réflexion sonore de la chapelle. Tout a commencé par une entrée "en douceur" d’un couple cornemuse  bombarde interprétant les cantiques dédiés à Saint Maudez, et à Saint Yves. Puis, tour à tour, guitare, flûtes, clarinettes, harpe et accordéon ont pris place, souvent en duo, à même le chœur.  Formé à l’origine par le couple Jean-Pierre Hamon (cornemuse) et Michel Lebzchec (bombarde), ce groupe musical compte aujourd’hui une grosse quinzaine de membres et montre ainsi sa capacité à s’ouvrir à d’autres sonorités que celles émises par les anches des bourdons et des chalumeaux des bombardes et cornemuses.

     Il y a quelques temps déjà, Jean Baron, qui sait aussi chanter a capella,  était venu seul se produire dans la chapelle. Ce soir là, il nous avait éclairé sur la nature et la technicité de tous ces instruments.  Depuis ce jeudi soir, le public, qui a eu la chance de pouvoir trouver place assise, sait, tout autant que nous, faire la différence entre le biniou coz, la cornemuse de Basse Bretagne, la veuze du pays nantais et la cornemuse écossaise.

     C’est avec l’appui de deux cornemuses écossaises que Michel Nicolas, l'autre chanteur du groupe, interprétera de très belle façon le Bro Gozh ma Zadou, l’hymne breton qui est aussi, simple rappel, celui des Gallois. Un air qui remue tripes et boyaux. Les amateurs de rugby, passionnés par le Tournoi des Six Nations, en savent quelque chose.

    Pour la fin de programme, les Sonerien an Trev, cette fois tous réunis dans un espace on ne peut plus confiné, ont joué sur la corde sensible en  interprétant la célèbre mélodie Amazing Grace, l’un des plus anciens cantiques  du monde anglophone, et le désormais non moins célèbre Higland Cathedral. Amorcé par le jeu subtil des baguettes sur la caisse claire de Christian Raffenne, ce morceau de musique  a  une forte capacité à magnétiser l’auditoire. C’est, aujourd’hui,  un air traditionnel pour les cornemuses écossaises des Higlands, bien qu’il soit de création récente (1992) et d’origine « allemande ». Higland Cathedral a en effet été créé par deux compositeurs allemands.

     Les autres membres des Sonerien an Trez : Alain Hegaret, Pierre-Yves Arzuk, Loïc Le Corre (cornemuses), Loïc Tréhiou, Armelle Le Meur, Dominique Lemarchand, Michel Landais  (bombardes), Pierre Guérin et Michel François (clarinettes), Sophie Pagnon (harpe celtique), Serge Salou (accordéon, Jean-Yves Terrien (guitare) et Valérie Dubois (flûte)

    Les Sonerien confèrent à la chapelle un air de cathédrale

     

    Chapelle comble et comblée avec les Sonerien an Trev

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