• Affligeant!

    Après une dizaine de jours de découverte d’horizons nouveaux, l’envie de nourrir cette chronique se faisait à nouveau sentir, histoire de graver dans l’échelle du temps quelques faits et gestes ayant ponctué les deux premières semaines de juillet. Il convenait notamment de saluer la petite armée des bénévoles qui a « nettoyé » les chemins creux de Poulopry à Pors Gwen et de donner un coup de chapeau aux amis du Papillon de la Presqu’île qui ont organisé, à même La Cambuse, leur première  soirée « conviviale », soirée au cours de laquelle des mélopées syriennes nous ont rappelé que la culture est d’abord et, avant tout, universelle.. Avec le regroupement d’une vingtaine de Panhard & Levassor, sous un ciel qui cette fois virait au beau fixe, il n’y avait plus de raison valable pour rester au point mort. L’été était enfin radieux. Ces voitures d’un autre âge étaient même source de rajeunissement. Mais un camion assassin est venu stopper net toute velléité d’écriture.

    A vrai dire ce n’est pas tant l’horreur et l'ampleur de la tragédie de ce qui s’est passé sur la Croisette, à Nice, qui nous ont fait remettre à ce jour le besoin d’exprimer notre indignation. Suite à de précédents drames générés par la force aveugle de l’intégrisme, nous avions aussitôt ajouté notre voix à toutes celles qui, malgré tout, veulent croire à une humanité conquérante. Kermouster n’échappe pas à la réalité du monde. Mais, cette fois,  alors que les corps des victimes gisaient encore sur le bitume, nous avons été profondément choqués par l’attitude d’un certain nombre d’hommes et de femmes politiques lesquels, par des propos inopportuns et, à bien des égards, outrageants, ont écorné gravement la nécessaire cohésion nationale. Or ce sont les mêmes qui demain, s’ils réussissent à s’imposer comme candidat à l’élection présidentielle, viendront nous demander d’être unis derrière le « Président de tous les Français ». Certains ont visiblement, par réflexe politicien, oublié les devoirs de la charge.

    Nos différences d’appréciation sur la manière qu’il convient de diriger le pays alimentent le nécessaire débat démocratique, mais il est irresponsable, dans ces temps où la solidarité de tous est nécessaire, d’agir en prenant le risque de rompre le fil ténu qui nous relie les uns aux autres : liberté, égalité, fraternité. « Cette discorde politique est affligeante. Je suis surpris par l’attitude de certains, visiblement tourné vers la primaire. La lutte contre le terrorisme n’est pas une question politicienne. Elle doit être une ambition politique partagée de tous les instants ». C’est tout à l’honneur  d’Alain Cadec, président du Conseil départemental des Côtes d’Armor d’avoir prononcé ces paroles qui fustigent notamment le fourvoiement des responsables de son mouvement Les Républicains. Affligeant, cela l’est assurément.

     

     


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